Tour de France : les cinq moments forts de l’édition 2018

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Geraint Thomas a brillé dans ce Tour avec deux victoires d'étapes et le Maillot jaune à Paris
Geraint Thomas a brillé dans ce Tour avec deux victoires d'étapes et le Maillot jaune à Paris © Marco BERTORELLO / AFP
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Retour sur les cinq grands moments de la Grande Boucle 2018, rempotée dimanche par le Gallois Geraint Thomas (Sky).
TOUR DE FRANCE

3.329 km après le départ de Noirmoutier, le Tour de France 2018 a rendu son verdict, dimanche. Geraint Thomas, outsider seulement au départ, a ramené le Maillot jaune à Paris quand son coéquipier Chris Froome, 3ème, a montré quelques limites en montagne. Côté français, Romain Bardet a déçu, Julian Alaphilippe ramène le Maillot à pois et Arnaud Démare, en galère dans la montagne, a ramené son étape. Europe1.fr vous propose de revivre les cinq moments forts de cette édition 2018 du Tour de France.

1 - Geraint Thomas, maître des Alpes

Après le chrono par équipes, il était le mieux placé des coureurs de la Team Sky (deuxième à 2'22" de Greg Van Avermaet). Mais Geraint Thomas n’avait jamais fait ses preuves sur une course de trois semaines… Lors de l’étape de la Rosière, il s’échappe dans l’ascension finale. Pour faire éclaireur de Froome, pense-t-on alors. Mais non, il est plus fort, passe Nieve, échappé depuis le début de la matinée, à 500m de l’arrivée et va faire coup double. Étape et Maillot jaune avec 1’25” sur son coéquipier de la Sky. À l’Alpe d’Huez, le lendemain, les coureurs de la Sky contrôlent la course et Thomas va s’imposer au sprint devant Dumoulin, Bardet et Froome.

2 - Les défaillances de Chris Froome et Romain Bardet au Portet

L’arrivée la plus difficile de ce Tour devait être le juge de paix. Elle l’a été, mais pas comme on pouvait l’imaginer. Au col du Portet, tout s’est joué par élimination, par l’arrière. Ce jour-là, plusieurs favoris ont flanché. Bardet le premier, à cinq kilomètres de l'arrivée. Puis, juste avant la flamme rouge, Froome a craqué sur une attaque tranchante de Tom Dumoulin. Ce jour-là, Froome a passé la main.

3 - Julian à la gagne

Sprints ratés, 14-Juillet catastrophique, incidents mécaniques en série, les Français n’ont pas été à la fête en début de Tour de France. La délivrance est arrivée le mardi 17 juillet, entre Annecy et le Grand-Bornand. L’air du lac a fait du bien à Julian Alaphilippe, qui s'est lancé ce jour-là dans une course aux pois victorieuse. Il s’est imposé au Grand-Bornand, après 140 km d’échappée.

Puis, malgré un démarrage tardif à Mende, il réussit la passe de deux en s’imposant à Bagnères-de-Luchon. Julian Alaphilippe, souvent placé par le passé et jamais gagnant, a eu un déclic depuis le début de la saison : un bel avenir s’annonce désormais pour lui.

4 - Démare et Laporte, le doublé du sprint français

Deux Français aux deux premières places d’un sprint sur le Tour de France. L’image est assez rare pour être soulignée. Après un début d’épreuve compliqué, les deux fusées françaises se sont accrochés dans la montagne, là où leurs principaux concurrents ont baissé pavillon. Dans un sprint royal à Pau, Arnaud Démare et Christophe Laporte ont dominé Peter Sagan, John Degenkolb et Alexander Kristoff. Ce fut là la deuxième victoire d’étape sur le Tour de France pour le coureur de la Groupama-FDJ, vainqueur l’année dernière à Vittel et cassant, au passage, une disette de victoires françaises au sprint de près de douze ans.

5 - Gilbert, forçat de la route

En direction de Bagnères-de-Luchon, le Tour de France a eu très peur. Dans la descente du Portet-d’Aspet, Philippe Gilbert a pris son virage trop large et a basculé par dessus un parapet, sans que l'on sache ce qu'il y avait derrière… Six longues minutes avant de voir l’ancien champion du monde remonter sur la terre ferme. Six longues minutes, où le fantôme de Fabio Casartelli, mort dans cette descente en 1995, a plané sur le Tour. Fort heureusement, le Belge a repris son vélo et est reparti pour les 57 kilomètres restants de cette étape de montagne avec… une fracture de la rotule gauche. Il sera contraint à l’abandon le soir-même, mais l'image de sa chute et son courage pour rallier l'arrivée de l'étape resteront assurément dans l'histoire du Tour de France.

Europe 1
Par Maxime Martinez