Rugby : déception pour le XV de France, battu en Écosse à un mois de la Coupe du monde

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Le XV de France s'est incliné, samedi, face à l'Écosse (17-14).
Le XV de France s'est incliné, samedi, face à l'Écosse (17-14). © ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
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L'Écosse a battu les Bleus 17 à 14 à domicile, samedi.

La bonne prestation du week-end dernier a rapidement été éclipsée par un XV de France sans inspiration. Samedi, au stade de Murrayfield, les Bleus ont été battus par l'Écosse (17-14). De bien mauvais augure à un mois de la Coupe du monde.

L'Écosse largement prenable

Face à un XV du Chardon largement prenable, les Bleus se sont effrités au fil du match et n'ont pas réussi à rééditer leur belle performance du week-end précédent à Nice face à la même équipe (32-3). Il leur reste un dernier match de préparation face à l'Italie, vendredi au Stade de France, avant le début de la Coupe du monde au Japon, le 20 septembre. Mais au vu de leur prestation brouillonne samedi, les Bleus ont devant eux beaucoup de travail s'ils veulent aller loin dans un mois, et commencer par sortir de la "poule de la mort" (Argentine, Angleterre, Etats-Unis et Tonga).

Certes, le XV du Chardon a monté le curseur en une semaine, revanchard, à domicile et revigoré par quatorze changements, dont le retour de plusieurs cadres. Mais le XV de France avait largement les moyens de s'imposer lors de cette rencontre d'un relativement faible niveau. 

Une première mi-temps correcte

Il était pourtant lancé sur les bons rails, après avoir, comme à Nice, marqué un essai dès la deuxième minute. Par Damian Penaud, qui a intercepté une passe de Pete Horne, mis sous pression par une bonne montée "en pointe" de Gaël Fickou. Une confirmation que le nouveau système défensif des Bleus, plus agressif et moins en contrôle, commence à être assimilé et perforant. 

Après Fickou, l'autre centre a été décisif sur le deuxième essai. De retour en bleu près de quatre ans après sa dernière cape grâce au forfait de dernière minute de Wesley Fofana, Sofiane Guitoune a percé entre deux défenseurs, après une chandelle récupérée par Alivereti Raka, pour offrir un doublé à Penaud (27e, 14-3). Guitoune, la défense et Penaud : voilà évacuées les trois seules satisfactions de l'après-midi sous le soleil de Murrayfield. 

Car pour le reste, il fut un long pensum pour les Bleus, bougés en mêlée pendant 50 minutes (une pénalité et deux coups francs concédés) et sur les contacts, dominés dans l'agressivité, et imprécis en attaque. Loin de la partition jouée à Nice. Conséquence de cette bouillie de rugby : des rucks perdus (5 lors des 25 premières minutes) et des ballons égarés en pagaille.

Bouillie de rugby

Deux ont eu de lourdes conséquences. Le premier, échappé par Damian Penaud sur une passe de Thomas Ramos, a permis à Sean Maitland d'inscrire le premier essai des Ecossais et de les rapprocher au score, juste avant la mi-temps (39e, 14-10). Le deuxième a lui été perdu par Camille Chat dans les 22 mètres du XV du Chardon. Conséquence: 60 mètres de perdus et un essai de Chris Harris, plusieurs temps de jeu plus tard, faisant passer les Ecossais définitivement devant (58e, 14-17). 

Si Guitoune a marqué des points, Ramos est lui loin d'avoir fait oublier Maxime Médard, qu'il remplaçait à l'arrière, hésitant dans ses choix et fébrile. Même constat à l'ouverture pour Romain Ntamack, qui a remplacé Camille Lopez en fin de première période. Par leur poste, ils seront très probablement dans le groupe de 31 pour le Japon que le sélectionneur Jacques Brunel annoncera le 2 septembre. Beaucoup moins sûrement titulaires dans un peu moins d'un mois pour ouvrir le Mondial contre l'Argentine (21 septembre).

D'ici là, les Bleus disposent d'un dernier galop d'essai, vendredi prochain contre l'Italie au Stade de France, pour avancer un chantier qui demeure important.