"On doit accueillir 15.615 athlètes" : le chantier du village olympique des JO de Paris 2024 est lancé

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Partagez sur :
Le chantier doit déboucher sur un site de 51 hectares, à cheval sur trois communes de Seine-Saint-Denis. 
REPORTAGE

Les premiers coups de pelleteuse ont été donnés. À un peu moins de cinq ans du début des Jeux olympiques de Paris 2024, le Premier ministre Édouard Philippe a donné lundi le coup d'envoi du chantier du village olympique, en présence de plusieurs membres du gouvernement. Un chantier qui doit durer trois ans, pour déboucher sur un site de 51 hectares à cheval sur trois communes de Seine-Saint-Denis : Saint-Denis, Saint-Ouen et L’Île-Saint-Denis. 

"On doit accueillir 15.615 athlètes", explique Nicolas Ferrand, directeur de la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solidéo), après avoir présenté au chef du gouvernement une maquette du futur village. "Après, ce sera des bureaux, des logements… Ça veut dire que le bâtiment aura plusieurs vies", détaille-t-il encore. 

Une livraison prévue au premier semestre 2024

En effet, après les JO, le village olympique doit être reconfiguré en un nouveau quartier, comptant plus de 3.000 logements en 2025. Un héritage que veulent laisser les organisateurs des JO. Mais certains acteurs du secteur préviennent toutefois : attention à ce que ne soit pas une opération de communication.

Ainsi, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) réclame un budget des Sports à la hauteur des ambitions. "Nous, on est des gens respectueux, on ne menace pas, on ne défile pas dans la rue, on ne fait pas grève", explique son président Denis Masseglia au micro d'Europe 1. "On est au service de la population", ajoute-t-il, avant de déplorer : "La reconnaissance qui nous est témoignée n'est pas à la hauteur de l'engagement qui est le nôtre." 

Après la phase de démolition des bâtiments déjà existants, les travaux de construction, eux, ne débuteront qu'en 2021 pour une livraison prévue au premier semestre 2024.

Europe 1
Par Axel May, édité par Antoine Terrel