Ligue des champions : face à City, le match de la peur pour Lyon

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Fekir et Lyon ont manqué leur début de saison. © PHILIPPE DESMAZES / AFP
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L’OL débute la phase de poules par un déplacement à Manchester City, champion d’Angleterre en titre. Les derniers résultats des Lyonnais, en difficulté en Ligue 1, n’incitent pas à l’optimisme.

Un sommet pour commencer. Lyon débute la phase de poules de la Ligue des champions par un déplacement sur la pelouse de "l’ogre" Manchester City, l’un des prétendants à la victoire finale, mercredi soir (21h). Sans surprise, les Lyonnais ne partiront pas favoris face aux champions d’Angleterre en titre. Le début de saison raté de l’OL fait même craindre une lourde défaite face aux Cityzens, qui possèdent l’une des plus belles attaques au monde. 

  • Des résultats inquiétants  

Rien, ou presque, n’annonçait de telles difficultés pour l’Olympique lyonnais. Le mercato a été plutôt réussi, avec la vente de nombreux joueurs de second rang et une équipe type quasi inchangée. Nabil Fekir, longtemps annoncé sur le départ à Liverpool, est revenu de Russie auréolé d’un titre de champion du monde et est même resté dans son club formateur. La saison avait même bien débuté avec une victoire d’entrée face à Amiens (2-0). Sauf que depuis, rien ne va plus sur les bords du Rhône.

Les Lyonnais ont enchaîné les contre-performances avec deux défaites (à Reims et contre Nice, 1-0 à chaque fois) et un nul lors de la dernière journée de Ligue 1, à Caen (2-2). L’OL n’est que septième de Ligue 1 (7 pts) après cinq journées, avec déjà 8 pts de retard sur le PSG, sans avoir affronté la moindre grosse écurie du championnat. Le contenu des matches, à l’image de la piteuse performance du week-end dernier, a inquiété jusqu’en interne.

"L'engagement, l'investissement, l'intensité, les Caennais les ont eus, nous non. Je suis très déçu et très colère", s’est emporté l’entraîneur Bruno Genesio, interrogé samedi dernier dans la foulée du nul à Caen. "Si avant les matches de Coupe d'Europe et après les matches de Coupe d'Europe, on n'est pas capable de faire des matches de haut niveau, il faut arrêter".

  • City, une armada qui fait peur

Bruno Genesio lui-même l’a avoué : les performances lyonnaises ont de quoi inquiéter. "Mercredi c'est encore trois ou quatre niveaux au-dessus de ce qu'on a joué (samedi) soir, sans faire offense aux Caennais, donc si on a le même comportement, ça va faire cher", a prévenu le coach de l’OL. Au vu du début de saison, il n’y a effectivement pas photo entre Lyon et Manchester City.

Les Cityzens, troisièmes de Premier League (à deux points de Chelsea et Liverpool), n’ont concédé qu’un nul pour quatre victoires en championnat, dont la dernière contre Fulham (3-0) samedi dernier. Avec 14 buts inscrits en cinq matches, les hommes de Pep Guardiola possèdent la meilleure attaque d’Angleterre, à égalité avec Chelsea. Et même sans leur maître à jouer Kevin de Bruyne, blessé pour plusieurs mois, les champions d’Angleterre en titre restent une armada impressionnante.

En l’absence du Belge, le milieu offensif portugais Bernardo Silva (ancien de Monaco) a pris les rênes du jeu de City, au point de s’attirer les louanges de son entraîneur. "C’est presque impossible d’être plus satisfait de lui. (…) Il est petit, maigre mais il est… Wow ! Il a cette intelligence. Il est fort et rapide", a assuré Guardiola. Les Lyonnais devront donc se méfier de Bernardo Silva. Mais aussi de ses partenaires Sergio Agüero, Raheem Sterling, David Silva et tant d’autres…

  • Un climat délétère avant Marseille  

Hasard du calendrier, ce déplacement périlleux dans le nord de l’Angleterre précède un autre choc : la réception de l’OM, dimanche soir pour la 6e journée de Ligue 1. Une lourde défaite à Manchester serait une bien mauvaise préparation pour ce rendez-vous déjà capital. Les Lyonnais n’ont déjà plus le droit à l’erreur alors que l’OM, l’un de ses principaux concurrents pour une place sur le podium (avec Monaco), possède 3 points d’avance.

Une grosse contre-performance mercredi soir serait également une mauvaise affaire pour Bruno Genesio, contesté avec véhémence par les supporters lyonnais et dont l’altercation avec un passant a fait couler beaucoup d’encre. Son président, Jean-Michel Aulas, lui a mis la pression de manière à peine voilée lundi, dans un entretien au Dauphiné Libéré. "Mon rôle de président, c’est d’avoir de vraies solutions, pas de crier haro sur le baudet. Après, si je dois prendre des décisions, je le ferai. Sans état d’âme. Je l’ai déjà montré", a prévenu Aulas. Comme son équipe, Bruno Genesio n’a plus de temps à perdre.