JO 2024 : avec le breakdance, "on veut sortir des frontières olympiques", vante Maracineanu

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La ministre des Sports Roxana Maracineanu défend sur Europe 1 le choix des organisateurs des Jeux olympiques de Paris de préférer le breakdance au karaté.
FACE AUX AUDITEURS

Pour les JO de Paris 2024, il y aura du nouveau : le breakdance, l'escalade, le skateboard et le surf ont été choisis par le Comité d'organisation des Jeux olympiques (COJO) pour faire partie du programme olympique. "Ces choix correspondent à des critères bien précis : avoir des Jeux qui arrivent en temps et en heure, donc sans coûts ni équipements supplémentaires à construire", défend Roxana Maracineanu au micro d'Europe 1, lors de l'émission "Face aux auditeurs" diffusée dimanche 24 mars à 20 heures.

Des équipements "pas trop coûteux"…

La volonté du COJO s'est faite au détriment d'autres sports, comme le squash, le karaté ou la boxe française, disciplines dans lesquelles la France a davantage l'habitude de briller, certaines avec un passé olympique glorieux. 

"Le fait que ce soit quatre disciplines qui puissent être quasiment pratiquées en plein air, avec des équipements pas trop coûteux, visibles et accessibles à tous pour dire que les Jeux sont pour tout le monde" a pesé dans cette décision qui braque les projecteurs sur des disciplines moins connues que l'athlétisme ou la notation, raconte la ministre des Sports.

… pour des épreuves "spectaculaires"

Mais c'est aussi un choix guidé par le besoin de trouver "des épreuves nouvelles qui puissent être spectaculaires", poursuit la ministre. "On veut sortir des frontières olympiques et du sport, entre le sport et la culture, entre une population qui se consacre d'habitude au sport et une population plus identitaire, qui s'organisent autour de sport comme le skateboard ou l'escalade. En clair, "se dire qu'on allait pousser les portes de ces sports identitaires pour insuffler un peu d’olympisme".

Parmi ces quatre nouveaux sports, un résonne particulièrement chez l'ancienne nageuse : le breakdance. "Ça me parle beaucoup, parce que je suis très contente qu'il y ait la notion de musique et de rythme qui rentre en jeu dans le sport. C'est notre quotidien, quand on s'entraîne. Quand je nageais, je ne faisais que chanter dans ma tête et parler de rythme avec mon entraîneur", se souvient-elle.

Europe 1
Par Thibaud Le Meneec