Pourquoi il y a "une grande culture" de la Coupe Davis en France

, modifié à
  • A
  • A
En 1991, le capitaine Yannick Noah a mené les siens à la première victoire française depuis 1932.
En 1991, le capitaine Yannick Noah a mené les siens à la première victoire française depuis 1932. © STAFF / AFP
Partagez sur :
Avant l'ultime finale dans le format actuel, Guy Forget et Patrice Hagelauer sont venus rappeler mercredi chez Wendy Bouchard, sur Europe 1, les liens forts qui existent entre l'épreuve reine par équipe du tennis mondial et l'équipe de France. 
LE TOUR DE LA QUESTION

Un nouveau rendez-vous avec l'histoire du sport français. La France affronte dès vendredi la Croatie en finale de la dernière édition de la Coupe Davis dans son format actuel, au stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d'Ascq, près de Lille. Un moment particulier en France, où il y a une "grande culture" de cette compétition, comme l'a affirmé l'ancien capitaine Guy Forget dans Le Tour de la question sur Europe 1, mercredi.

>> De 9h à 11h, c’est le tour de la question avec Wendy Bouchard. Retrouvez le replay de l’émission ici

Le sacre décisif de 1991. Évidemment, les dix victoires de l'équipe de France ont bâti et consolidé ce lien entre le pays et ses joueurs, des "Mousquetaires" des années 1920 à l'équipe emmenée par Yannick Noah pour défier la Croatie, ce week-end. Certaines ont une saveur particulière, comme celle de 1991. "La gagner, c'était quelque chose de très fort pour les gens qui aiment le tennis en France", se rappelle Guy Forget, membre de l'équipe avec Henri Leconte, Arnaud Boetsch et Fabrice Santoro, avec déjà Yannick Noah comme capitaine.

La victoire des Bleus en 1998, inspirée des succès du tennis ? Avant cette victoire célébrée au son de l'emblématique "Saga Africa", les Bleus n'avaient pas gagné la compétition depuis 1932. "Ça a lancé le tennis en France, avec la victoire de Yannick Noah auparavant. C'était formidable, c'était la France qui gagne", insiste Patrice Hagelauer, entraîneur de l'équipe de France de Coupe Davis pendant 21 ans. "On n'était plus l'éternel second, on était une équipe qui pouvait gagner. La victoire des joueurs de foot en 1998 a profité de cet élan", poursuit Guy Forget. "En 1991, elle décomplexe le sport français", résume Corinne Boulloud, journaliste au service des sports d'Europe 1. 

Il y a aussi 1996, avec toujours Forget et Leconte sur le court, cette fois-ci accompagnés par Cédric Pioline et Guillaume Raoux. La liesse populaire avenue Foch donnera un avant-goût du bonheur vécu par le pays à la victoire des Bleus en Coupe du monde, deux ans plus tard.

Derniers frissons à Mauroy. Depuis, la France reste profondément attachée à cette compétition dont elle tenante du titre. Et pour tenter de conserver leur sacre, les Bleus pourront compter sur une chaude ambiance à Pierre-Mauroy, où elle va disputer sa troisième finale, après 2014 et 2017, devant au moins 20.000 spectateurs. "L'engouement, la ferveur… C'est ça qui va manquer dans la prochaine formule de la Coupe Davis", anticipe Corinne Boulloud. Car dès l'année prochaine, les matches à domicile et les week-ends de compétition disparaîtront au profit d'une semaine de rencontres dans une seule ville, en l'occurrence Madrid pour 2019 et 2020. L'attrait des Français pour la Coupe Davis restera-t-il intact malgré tout ?

Europe 1
Par Thibaud Le Meneec