"C’était notre Poupou" : dans son village, un dernier hommage à Raymond Poulidor

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poulidor obséques 1:59
© MEHDI FEDOUACH / AFP
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Les obsèques de Raymond Poulidor, mort mercredi dernier à l’âge de 83 ans, ont eu lieu mardi dans son village de Saint-Léonard-de-Noblat, en Haute-Vienne. D’anciennes gloires du cyclisme mais aussi de nombreux anonymes sont venus saluer une dernière fois "Poupou", l’un des cyclistes français les plus populaires de l’histoire.
REPORTAGE

"Poupou", comme on l'appelait affectueusement, nous a quittés mercredi dernier à l'âge de 83 ans. Mardi, dans son village de Saint-Léonard-de-Noblat, en Haute-Vienne, des centaines de personnes se sont massées dans et devant l’église où ont lieu ses obsèques. Beaucoup d'anonymes, mais aussi d'anciens coureurs cyclistes, comme Bernard Hinault, ou Bernard Thévenet, ont salué une dernière fois leur idole ou ami.

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Il a su conquérir le cœur de nos grands-parents, de nos parents et de nos enfants

Et si Raymond Poulidor était quelqu’un de joyeux, la cérémonie a elle été très solennelle. À peine les accordéons ont-ils commencé à jouer que les cloches de l’église ont sonné, bien plus fort. Le cercueil en bois du champion a été porté jusqu'à l'autel, notamment par Bernard Thévenet et Bernard Hinault, le visage grave.

Alain Darbon, le maire du village, a alors pris la parole. "Qui n’a pas crié 'vas-y Poupou' ?", a lancé l'élu, visiblement ému. "Injustement appelé l’éternel second au vu de sa formidable carrière sportive, au palmarès exceptionnel, il a su conquérir le cœur de nos grands-parents, de nos parents et de nos enfants. ‘Poupou’ est intergénérationnel. Il est le premier dans nos cœurs."

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On pensera toujours à lui

Dehors, plusieurs centaines de personnes ont regardé la cérémonie sur un écran géant, dans le froid, et dans un silence absolu. "Moi, je suis née ici, et je l’ai toujours connu", témoigne une habitante. Et ma grand-mère était une super fan de Poulidor, mon papa également. Et quand on était enfants, nous, il n’y avait pas tant de distraction que ça, et je me rappelle que le Tour de France, les après-midis, c’était sacré", conclut-elle.

"C’était Poupou, c’était un grand champion. C’était notre ‘Poupou’", enchaîne une autre habitante. "Et il était très simple. C’était ‘Bonjour Raymond, bonjour’, des poignées de main à tout le monde. Il était simple comme tout. On pensera toujours à lui, voilà."

La dépouille de Raymond Poulidor doit être incinérée à Limoges, mais la destination finale de ses cendres n’a pas été précisée.

Europe 1
Par Matthieu Bock, édité par Rémi Duchemin