Turiaf : "Faire avancer le basket français"

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Alors que les playoffs NBA battent leur plein, Ronny Turiaf était l'invité du Club Sports Europe 1 en début de semaine. L'intérieur des Golden State Warriors, en vacances, est revenu sur sa saison et sur les perspectives de l'équipe de France qui disputera les repêchages de l'Euro 2009 cet été

Alors que les playoffs NBA battent leur plein, Ronny Turiaf était l'invité du Club Sports Europe 1 en début de semaine. L'intérieur des Golden State Warriors, en vacances, est revenu sur sa saison et sur les perspectives de l'équipe de France qui disputera les repêchages de l'Euro 2009 cet été.29 victoires et 53 défaites. C'est le bilan comptable de la saison NBA des Golden State Warriors. Un exercice décevant des Californiens qui leur a offert le pénible privilège d'être en vacances avant les autres. Ronny Turiaf fait partie de l'escouade dirigée par Don Nelson et a profité de son repos forcé pour aborder son actualité et celle de l'équipe de France sur les ondes du Club Sports Europe 1.Le Martiniquais est notamment revenu sur sa première saison au sein des Warriors : ""Cela m'a pris deux mois et demi, trois mois pour trouver ma place dans cette nouvelle équipe". Une formation qui, selon lui, le met "défensivement plus en valeur car les adversaires ont plus de shoots", ce qui lui donne plus de travail. L'intérieur mesure tout de même le chemin parcouru, lui qui a dû subir une opération de l'aorte avant son grand saut en NBA. "Il faut applaudir les chirurgiens pour ça. Je n'ai pas fait grand chose. Il fallait juste que j'essaie de travailler ma condition physique pour réapprendre à mon coeur à travailler comme il le faisait avant" avoue humblement l'ami de Tony Parker et Boris Diaw.Un caprice du destin qui lui aura permis de créer sa propre association, appelée "Coeur à coeur", visant à "faciliter l'accès aux spécialistes pour les personnes défavorisées". Un acte généreux bien loin des paillettes de la Ligue nord-américaine. Une NBA d'ailleurs menacée par la crise financière, ce qui n'inquiète pas outre-mesure le natif du Robert : "Certaines équipes ont perdu de l'argent mais beaucoup en ont gagné. Le basket est une force mondiale et les gens veulent toujours voir de bons matches"."Noah a beaucoup de talent"Surnommé "Batman" par son coach, Turiaf se repose donc afin d'être prêt pour aborder la campagne des Bleus lors des repêchages de l'Euro 2009 cette été. Une équipe de France à laquelle il est très attaché : "Cela fait quand même dix ans que je suis au sein des équipes de France jeunes. Les gens ont une mauvaise impression sur les expatriés. On suit l'évolution de près, on s'y intéresse. On a envie de savoir ce qui se passe, d'avoir des contacts avec Jean-Pierre De Vicenzi, avec les instances tricolores pour tirer dans le même sens et faire avancer le basket français vers le plus haut-niveau".L'ancien joueur des Lakers espèrent d'ailleurs des jours meilleurs et comptent sur les petits nouveaux tels Joakim Noah : "C'est quelqu'un qui a beaucoup de talent et qui déborde d'énergie. J'espère qu'il va pouvoir intégrer les rangs de l'équipe de France d'ici peu car on a besoin de joueurs comme lui qui se donnent à fond. Chaque formation, quelle qu'elle soit, passe par des moments difficiles. Nous les joueurs, on a un certain engouement pour les Bleus. Tout le monde revient pour redorer le blason. Ce sera dur mais l'histoire sera belle si on arrive à avoir des résultats même si cela ne se jouera à pas grand chose".Du haut de ses 2,08 mètres et ses 116 kilos, Ronny Turiaf, qui a signé l'année dernière un contrat de 4 ans pour 17 millions d'euros, a de quoi ne pas regretter sa vie de l'autre côté de l'Atlantique : “C'est une vie intéressante, qui donne une sorte d'adrénaline constante pendant la saison. Quand on joue en NBA, on joue contre les meilleurs joueurs du monde. On a envie de se donner à fond tous les jours pour prouver qu'on a le niveau. Le but de tout compétiteurs, c'est de gagner dès qu'il entre sur le terrain.“ Ne doutons pas que la même rage de vaincre l'animera dès juillet avec les Bleus.

Europe 1
Par Rédaction Europe1.fr