Vol MH370 : "Ça fait plus de quatre ans qu'il ne se passe rien"

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Pierre Herbulot, édité par Grégoire Duhourcau
Les autorités malaisiennes rendent leur rapport final sur la disparition du vol MH370, lundi. Ghyslain Wattrelos, qui a perdu sa femme et deux enfants dans l'accident, n'a "jamais attendu quoi que ce soit de l'enquête officielle".

Depuis plus de quatre ans, le mystère demeure. Qu'est-il arrivé au vol MH370 de la Malaysia Airlines, censé rallier Pékin en Chine depuis Kuala Lumpur en Malaisie, avec 239 personnes à son bord et disparu des écrans radars le 8 mars 2014 ? Lundi, les autorités malaisiennes rendent leur rapport final sur ce qui est toujours l'un des plus grands mystères de l'aviation.

Pour le moment, seules les familles des victimes (majoritairement chinoises) ont pu consulter ce rapport. Et elles n'y ont rien appris de nouveau. Rien du tout. Les quelques familles qui s'étaient rassemblées pour lire les 1.500 pages de ce rapport semblent désemparées. Sur les réseaux sociaux, elles apparaissent fatiguées de ne toujours pas savoir ce qui s'est passé, quatre ans après la disparition du vol.

"Je n'ai jamais attendu quoi que ce soit de l'enquête officielle."Ghyslain Wattrelos a perdu sa femme et deux enfants dans l'accident. Il s'était préparé à ne rien apprendre de cet ultime rapport. "Je n’ai jamais attendu quoi que ce soit de l’enquête officielle. Je sais depuis la première semaine que l’on me ment. Ça fait plus de quatre qu’il ne se passe rien, ça fait plus de quatre ans que l’on fait semblant de chercher, ça fait plus de quatre que l’on lance des fausses pistes. Ce rapport, ce sera un énième rapport qui ne nous apprendra rien", confie-t-il à Europe 1.

"La seule enquête dans laquelle je crois, c’est l’enquête qui est menée par des juges français qui font bien leur boulot, qui ont beaucoup de mal à avoir des informations malheureusement, parce que l’on ne veut pas leur donner. Ça m’agace un peu qu’on sorte un rapport final alors que l’on n’a aucune réponse", ajoute-t-il.

La porte ouverte à de nouvelles publications. Sauf que ce ne sera peut-être pas le dernier rapport en fin de compte. Le mot "final", prononcé par le ministre des Transports malaisien, n'a pas été écrit sur le document. Ce qui laisse la porte ouverte à de nouvelles publications à l'avenir, voire à une reprise des recherches comme l'ont à nouveau demandé les familles des disparus lundi matin.