VIDÉO - Des inscriptions antisémites dans un restaurant casher à Paris

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Des inscriptions à caractère antisémite, dont des croix gammées ou "Hitler avait raison", ont été taguées sur les murs.
Des inscriptions à caractère antisémite, dont des croix gammées ou "Hitler avait raison", ont été taguées sur les murs. © AFP
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Des inscriptions antisémites ont été découvertes vendredi dans un restaurant casher situé rue Manin, dans le 19e arrondissement de Paris. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a dénoncé des images "révoltantes".

Des inscriptions antisémites ont été découvertes vendredi dans un restaurant casher du 19e arrondissement de Paris, a-t-on appris de sources concordantes. Le fast-food, situé rue Manin où se trouvent plusieurs commerces casher, a été vandalisé et "inondé", a indiqué une source policière. "Le barillet du rideau de fer a été fracturé", a-t-elle précisé et, selon le récit du propriétaire, "le fond de caisse, qui contenait environ 50 euros, a été volé".

Des croix gammées

Des inscriptions à caractère antisémite, dont des croix gammées ou "Hitler avait raison", ont été taguées sur les murs, selon une vidéo publiée sur Twitter. Une enquête, pour "dégradations à caractère raciste", a été ouverte et confiée à la police judiciaire parisienne, a indiqué le parquet de Paris. "Solidarité avec nos compatriotes de confession juive dont je partage l'émotion et l'indignation", a réagi sur Twitter le Premier ministre Jean Castex. "La République fera bloc face à la haine et combattra chacun de ses zélateurs."

"Un état d'urgence de l'antisémitisme"

"Ces images sont révoltantes. Ceux qui crachent leur haine antisémite aux visages de nos compatriotes juifs me trouveront toujours sur leur route", a dénoncé le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. La maire de Paris Anne Hidalgo a elle condamné "avec la plus grande fermeté cet odieux acte de vandalisme antisémite". "Tout mon soutien à nos amis de la communauté juive. Nous ne laisserons pas passer", a-t-elle écrit sur son compte Twitter.

"On est face à un état d'urgence de l'antisémitisme", a de son côté regretté Noemie Madar, présidente de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF). "Alors que le procès Charlie et Hyper Cacher se déroulent, ce saccage est le signe que cet antisémitisme ne s'est pas arrêté et que c'est encore un danger, comme c'était un danger d'aller dans un restaurant casher, de faire dans ses courses dans un magasin casher", a-t-elle ajouté à l'AFP.