Vacances : la ville d'Anglet envahie par les camping-cars

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Partagez sur :

Entre l'afflux de camping-caristes pendant l'été et des emplacements limités, le stationnement devient compliqué dans la ville d'Anglet, dans les Pyrénées-Atlantiques.

REPORTAGE

Ils sont très nombreux sur la route des vacances, et parfois encore plus une fois arrivés sur le bord de mer. Près de 15.000 camping-caristes ont ainsi investi la commune d'Anglet, dans les Pyrénées-Atlantiques, commune qui ne compte que 40.000 habitants habituellement. Ces arrivées massives créent un peu de désordre, notamment en matière de stationnement. 

Des places limitées près de la mer. Ils prennent généralement leur temps et vivent leurs vacances au grès des autoroutes. Mais les camping-caristes ont une contrainte à Anglet : trouver une place sur l'une des deux aires de stationnement, le long de la plage, souvent bondées. Alors il faut s'armer de patience.

"On n'a plus le droit de se garer nulle part", regrette Olivier au micro d'Europe 1. "Il faut se garer de bonne heure, en milieu d'après-midi." Alors pour pallier le manque de place, Olivier reconnaît qu'il lui arrive de se garer "dans un petit coin tranquille" et de se dire "On dort là et on verra bien". 

"On va dans des zones sauvages pour s'installer juste un ou deux jours, s'il n'y a pas de voitures à côté", reconnaît une autre adepte du camping-car. Sa petite fille, aussi du voyage, aimerait bien s'installer plutôt dans un jardin. "Parfois, c'est un peu dérangeant avec la route à côté", confie-t-elle. 

Du camping sauvage qui peut coûter 35 euros d'amende. Et pour s'offrir ce jardin sans payer 10 euros la nuit, certains se garent en pleine nature, sur la plage, dans la forêt. Mais cela exaspère le maire de la ville, Claude Olive, qui accueille 15.000 camping-cars par an. "Quand vous avez des camping-cars qui prennent deux places, voire quatre, tout ceci n'est pas acceptable. Et donc on est obligé de prendre quelques arrêtés, notamment face à la mer."

Alors toute la journée, la police municipale verbalise. "On fait des passages au moins une dizaine de fois par jour. Lorsqu'ils [les camping-caristes] mettent leurs cales sous les roues et déploient leur auvent, ce n'est plus du stationnement…" Les camping-caristes encourent alors une amende de 35 euros…

Europe 1
Par Mélanie Nunes, édité par Marthe Ronteix