Universités : lancement d'une campagne contre les violences sexistes

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La campagne est portée par la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal. © Bertrand GUAY / AFP
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La campagne va être lancée dans les universités françaises dans les prochains jours, conformément à ce qu'avait annoncé début décembre la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal.

Une campagne d'affichage contre les violences sexistes et sexuelles, dévoilée lundi, va être lancée dans les universités françaises dans les prochains jours, conformément à ce qu'avait annoncé début décembre la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal. Cette campagne, présentée à l'université Paris-Dauphine, montre des scènes d'amphi ou de la vie étudiante. "Une soirée d'intégration, c'est fait pour faire connaissance avec sa promotion, pas avec les violences sexistes et sexuelles", peut-on lire par exemple sur les affiches. Ou encore, "À l'université, les violences sexuelles ne sont pas au programme". Ces affiches seront placardées d'ici quelques jours ou semaines dans les universités et dans les Crous. 

Une cellule de vieille dans les universités. Une cellule de veille était aussi inaugurée lundi à Paris-Dauphine. Cette cellule pourra être saisie en cas de harcèlement, bizutage, agression sexuelle à l'université (ou lors d'un week-end d'intégration, d'un stage, etc.), par les victimes ou des témoins indirects. "L'objectif, c'est d'accompagner les victimes, les écouter, les aider à trouver leurs mots, les informer de leurs droits" afin de mettre fin à ces situations, a souligné Béatrice Delzangles, référente égalité de l'université. Une vingtaine de cellules de ce type existent actuellement dans les universités et l'objectif est d'en créer une dans toutes les facs pour la rentrée 2018.

"On ne peut pas apprendre sereinement si on est victime". "On ne peut pas apprendre sereinement si on est victime de sexisme, harcelé ou victime de viol", a dit la secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa. "Malheureusement, l'aspiration au savoir n'immunise pas contre les violences sexistes et sexuelles à l'université", a de son côté regretté Frédérique Vidal.