Une prison attaquée au marteau à Nancy par des individus identifiés comme des Black blocs

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La vitre de la prison de Nancy a été attaquée vendredi soir à coups de marteau.
La vitre de la prison de Nancy a été attaquée vendredi soir à coups de marteau. © SNPFO
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Le syndicat national pénitentiaire Force Ouvrière a dénoncé sur sa page Facebook des exactions commises à la prison de Nancy-Maxéville vendredi soir.

Plusieurs personnes ont pris pour cible vendredi soir le centre pénitentiaire de Nancy-Maxéville, frappant la porte d'entrée principale à coups de marteau et taguant des murs. C'est le syndicat national pénitentiaire Force Ouvrière (SNPFO) qui a publié l'information sur Facebook.

L'attaque s'est déroulée vendredi vers 21 heures, a précisé le secrétaire général adjoint du syndicat Ufap-Unsa Justice Grand Est, Jean-Claude Roussy, samedi à l'AFP. Il a fait état d'"au moins une dizaine d'impacts" sur la "vitre pare-balle de la porte d'entrée principale", qui n'a toutefois pas été brisée. Des impacts dus à des coups de marteau, selon le SNPFO. Les individus ont également cherché à dégrader le poste de surveillance de la porte d'entrée, selon l'administration pénitentiaire jointe par Europe 1. 

"All cops are bastards"

Jean-Claude Roussy a également dénoncé des tags comme "ACAB" ("All cops are bastards", "tous les flics sont des salauds") et "feu aux prisons" sur les murs extérieurs du centre pénitentiaire. Des pneus ont été incendiés et un fumigène a été jeté pour faire un écran de fumé lors de l'action, selon l'administration pénitentiaire. "Les collègues sont inquiets de voir un établissement assailli, c'est un signe fort de s'attaquer à l'institution", a estimé le syndicaliste de l'Ufap-Unsa Justice Grand Est. "Ce sont des personnes qui osent tout, il y a des caméras devant l'établissement."

Selon L'Est Républicain, six hommes identifiés par la police comme des "Black blocs", ont participé à l'attaque, alors qu'une manifestation anti-nucléaire doit avoir lieu samedi après-midi à Nancy. "Il faut renforcer la vidéosurveillance pour que les gens sachent qu'ils vont se faire prendre", a préconisé Jean-Claude Roussy, soulignant qu'on "ne peut pas laisser s'installer la peur comme cela".

L'administration pénitentiaire, qui elle aussi parle de "Black blocs", précise que la police fait des rondes depuis l'incident. Les équipes régionales d'intervention et de sécurité resteront dans l'établissement jusqu'à lundi.