Une passagère refusée d'embarquement sur un vol de la compagnie Hop! à cause de son handicap

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La compagnie aérienne avance "une série de couacs préjudiciables à cette cliente".
La compagnie aérienne avance "une série de couacs préjudiciables à cette cliente". © PHILIPPE HUGUEN / AFP
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Le pilote de l'appareil lui a refusé l'accès en raison de l'absence de personnel naviguant. La compagnie aérienne a présenté ses excuses, évoquant une "série de couacs".

Interdite d'embarquer dans un avion à cause de son handicap. Après un cours donné à l'école nationale de l'administration pénitentiaire, Martine Herzog-Evans se rend mercredi à l'aéroport d'Agen pour prendre son vol et rentrer chez elle à Reims. Mais au moment d'embarquer, le pilote lui refuse l'accès à bord de l'appareil.

Motif invoqué : l'absence de personnel naviguant sur ce vol de la compagnie Hop!, la filiale low cost d'Air France. "Il m'a dit qu'en cas d'atterrissage forcé, personne ne pourrait me prendre en charge", relate Martine Herzog-Evans, interrogée par Sud-Ouest.

Des entorses à répétition. Cette dernière, professeure de droit, est atteinte d'une maladie génétique qui lui cause des entorses à répétition. "Je me déplace donc avec une canne-siège. Le personnel de l’aéroport m’avait installée dans un fauteuil pour aller jusqu’à l’avion quand on est venu me dire que le commandant de bord ne souhaitait pas que j’embarque", affirme-t-elle dans le quotidien régional. 

"Peut-être que le régime n'est pas le même pour les quidams". Martine Herzog-Evans, qui a ensuite été transférée par taxi jusqu'à Toulouse pour prendre un autre avion, ne décolère pas. "Je ne comprends pas cette décision surtout qu’à l’aéroport des gens m’ont bien dit que même des gens en fauteuil, et notamment Pierre Bellemare, avaient pu embarquer. Peut-être que le régime n’est pas le même pour les quidams", explique l'enseignante, qui n'exclut pas de porter plainte.

"Une série de couacs préjudiciables". Interrogée sur cette affaire, la compagnie aérienne met en cause "une série de couacs préjudiciables à cette cliente". "Nous présentons toutes nos excuses pour ne pas l’avoir prévenue d’un changement d’avion pour ce vol. Un avion qui, effectivement, ne peut pas prendre de personnel navigant", affirme la compagnie.

De précédentes affaires. Ce n'est pas la première fois que des passagers souffrant d'un handicap sont refusés à bord d'un avion. En 2017, la compagne aérienne EasyJet a été condamnée à verser 60.000 euros à une personne handicapée qui avait vu son embarquement refusé pour des "raisons de sécurité".