Une ourse slovène lâchée en Béarn, les anti-ours promettent de la "traquer"

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Des paysans opposés à la présence d'ours dans la montagne ont promis de "traquer" une ourse relâchée jeudi matin dans le Béarn.

Une ourse capturée en Slovénie a été relâchée jeudi matin dans les Pyrénées-Atlantiques, par hélicoptère, malgré les éleveurs anti-ours qui l'ont guettée toute la nuit, bâtons de berger à la main, organisant des barrages en vallée d'Aspe.

"Une première ourse femelle en parfaite santé a été relâchée ce matin aux alentours de 9 heures dans le Béarn", a indiqué à l'AFP le ministère de la Transition Écologique. "L'opération de réintroduction se poursuivra dans les prochains jours avec pour unique priorité de garantir la sécurité des deux ourses femelles", ajoute le ministère.

Barrages et menaces. La réintroduction des ourses en Pyrénées-Atlantiques, dénoncée par une partie des bergers, avait été confirmée le 20 septembre par le ministre de la Transition Écologique François de Rugy. Le ministre, interrogé sur France Info jeudi matin, n'avait pas confirmé le premier lâcher mais dénoncé "les attitudes inacceptables" des personnes "qui se croient autorisées à faire des barrages sur les routes, à me menacer avec des fusils". Car les opposants, déterminés à "enlever les ourses par tous les moyens possibles" et sur le pied de guerre depuis des semaines, ont amplifié leur mouvement dans la nuit de mercredi à jeudi.

Avec des tracteurs et des ballots de paille, bâtons de bergers à la main, ils ont filtré puis barré la circulation sur les routes de la vallée, à la recherche du plantigrade dont la rumeur annonçait l'arrivée imminente. Répartis sur les points stratégiques comme Bielle, Arette ou le col de Marie-Blanque, ils ont tenté de repérer et arrêté dans la nuit les véhicules susceptibles, selon eux, de transporter un ours. Au barrage de Sarrance, le maire de la commune Jean-Pierre Chourrout-Pourtalet a assuré vouloir "traquer les ours. Moi, j'ai pris un arrêté municipal interdisant aux ours et aux loups d'être sur le territoire de la commune".

"La guerre est déclarée". Sur une route, une inscription proclame : "la guerre est déclarée. La population est déterminée". Les barrages ont été levés en milieu de matinée, selon Bison Futé.