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Un policier condamné à 4 mois de prison avec sursis pour avoir giflé un manifestant le 1er mai

Europe 1 avec AFP - Mis à jour le . 1 min
Le policier devra verser 1.000 euros au manifestant pour les dommages et intérêts. (photo d’illustration)
Le policier devra verser 1.000 euros au manifestant pour les dommages et intérêts. (photo d’illustration) © AFP

Le parquet avait requis cinq mois de prison avec sursis contre ce membre des forces de l'ordre, jugeant son geste "ni nécessaire, ni proportionné et parfaitement illégitime". Le policier devra verser 1.000 euros au manifestant pour les dommages et intérêts.

Un policier qui a donné deux gifles à un manifestant venu au défilé du 1er mai à Paris a été condamné jeudi à quatre mois de prison avec sursis.

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Une condamnation qui ne figurera pas au casier judiciaire

Le parquet avait requis cinq mois de prison avec sursis contre ce membre des forces de l'ordre, jugeant son geste "ni nécessaire, ni proportionné et parfaitement illégitime". Le policier devra verser 1.000 euros au manifestant pour les dommages et intérêts. Le tribunal correctionnel a accordé que la condamnation ne soit pas inscrite au casier judiciaire du fonctionnaire afin qu'il puisse continuer d'exercer.

Les excuses du policier

Dans la vidéo, diffusée jeudi à l'audience, on entend d'abord des insultes proférées par le policier ("Casse-toi connard"). Le policier affirme avoir donné deux gifles après avoir entendu: "Sac à merde", puis "Casse-toi toi". Le manifestant nie avoir prononcé les mots "Sac à merde". On voit le policier gifler le manifestant, dont la mère cherche à s'interposer. Ce dossier "illustre parfaitement les rapports difficiles entre citoyens et forces de l'ordre", a souligné la procureure. "La défiance à l'égard des institutions est dangereuse, mais celle à l'égard des manifestants l'est tout autant", a-t-elle ajouté. 

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Dans ses derniers mots, le prévenu a présenté ses excuses au manifestant. "J'ai admis avoir commis une erreur. Je vous présente sincèrement mes excuses, je n'ai jamais eu l'intention de vous blesser et ou de vous humilier". Pour le secrétaire national du syndicat Unité SGP-Police, Grégory Joron, la première décision constitue un "message assez trouble envoyé aux forces de l'ordre". "C'est une affaire symbolique" et "pas une bonne nouvelle pour les policiers", a-t-il dit à l'issue de l'audience.