Un bracelet connecté pour ne plus oublier les enfants dans le bus scolaire

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Une start-up française expérimente dans quatre régions un dispositif connecté pour comptabiliser les enfants à la montée et à la descente des cars scolaires. Et ainsi éviter les oublis.

Cela peut sembler anecdotique. Pourtant, chaque année, des enfants, souvent très jeunes, sont oubliés au fond d'un car scolaire. Pour éviter que cela ne se reproduise, une start-up baptisée Groupeer, associée au groupe de transports collectifs Transdev, a mis au point un petit bracelet connecté, donné à chaque élève. Ils expérimentent ce dispositif unique au monde dans quatre régions (Bretagne, Centre-Val-de-Loire, Grand Est et Hauts de France). 

 

Comment ça marche ? Il s'agit d'un petit bracelet électronique que les enfants accrochent à leur poignet. Un smartphone les identifie à la montée et à la descente du car, et envoie un SMS aux parents pour les prévenir que tout va bien.

groupeer

 

Des parents séduits. Avec un tel système, la petite Sarah, 3 ans, n'aurait pas été oubliée au fond d'un bus il y a deux ans, estime sa maman Rachida. "Elle est restée attachée. Comme elle est petite et qu'elle n'a pas fait de bruit, ils ne l'ont pas vue. Ils sont tous descendus, et le chauffeur du bus est rentré chez lui. Sauf que ma fille était toujours dans le bus", raconte-t-elle, encore marquée. "S'il y avait eu le bracelet ce jour-là, ça m'aurait interpellée", assure la mère. Aujourd'hui, Sarah ne quitte plus son bracelet, et il a déjà servi. Il y a peu, la nourrice l'a mise dans un car alors qu'elle ne devait pas l'être, et sa maman s'en est rendue compte tout de suite.

Des risques pour les enfants ? Sébastien Trémey, le fondateur de la start-up à l'origine du concept, tient à rassurer les parents d'élèves : cet outil n'est pas dangereux pour la santé des enfants. Le bracelet émet 700 à 1.000 fois moins qu'un smartphone. Et surtout ce pas un mouchard qui trace les enfants toute la journée. "Notre métier n'est pas de géolocaliser des enfants. Mais de vérifier ponctuellement que tout se passe bien, que les enfants ne se sont pas endormis dans le car, qu'ils sont bien descendus au bon arrêt, etc", insiste Sébastien Trémey.

Ça fonctionne ? Dans les zones-test, il y a déjà eu quelques couacs. Les petits de maternelle, par exemple, ont tendance à le perdre ou à le laisser dans leurs cartables. Les collégiens, eux, ont tendance à s'en débarrasser. La cible, ce sont surtout les 700.000 enfants en primaire qui prennent le car scolaire en France.

Europe 1
Par Eve Roger, édité par A.H.