Lubrizol : un an après, une manifestation contre le manque de transparence

, modifié à
  • A
  • A
Lubrizol 2000*1000 1:14
Le 26 septembre 2019, 5.000 tonnes de produits chimiques partaient en fumée sur le site de l'usine Lubrizol, près de Rouen. © LOU BENOIST / AFP
Partagez sur :
Plusieurs centaines de personnes ont défilé dans les rues de Rouen samedi après-midi, un an jour pour jour après l'incendie qui a ravagé l'usine Lubrizol. Ils estiment ne pas avoir été suffisamment informés sur les risques sanitaires et dénoncent le manque de mesures pour éviter qu'un tel drame ne se reproduise.
REPORTAGE

Un an après l'incendie de l'usine Lubrizol de Rouen, la colère domine toujours chez certains habitants. Plusieurs centaines de manifestants ont défilé dans les rues de Rouen samedi après-midi pour dénoncer le manque de transparence des autorités, alors que plus de 5.000 tonnes de produits chimiques ont été détruites par le feu le 26 septembre 2019.

"Lubrizol a pollué, Lubrizol doit payer", c'est le mot d'ordre scandé par le cortège parti depuis les grilles même de l'usine pour rallier le palais de justice de Rouen. Parmi les manifestants : Patrick, un retraité rouennais encore marqué par l'immense fumée noire d'il y a un an. "Je n'ai pas du tout envie de revivre ça. Et je ne voudrais pas non plus que mes enfants et mes petits enfants vivent ça", explique-t-il à Europe 1. "Ça a pété juste à côté de chez nous et nous n'avons aucune information. Aujourd'hui, si on est là, c'est parce que nous n’avons toujours pas de réponses", déplore-t-il.

Une prévention insuffisante

Quelques mètres plus loin, Florence acquiesce ; beaucoup de questions restent sans réponse et, surtout, peu d'actions concrètes ont été menées selon elle, notamment pour éviter que ce genre de catastrophes ne se répètent. "Les autorités vont mettre en place un outil pour nous prévenir tous en même temps. Ce qui veut dire que l'accident aura déjà eu lieu !", s’indigne-t-elle.

Aux côtés de ces Normands inquiets, certains sont venus de Paris, comme Léonore. "Il y a plein de sites classés Seveso qui sont mal inspectés. Il peut y avoir des Lubrizol partout en France, et partout dans le monde", dénonce-t-elle, également auprès d’Europe 1.

Europe 1
Par Diane Berger, édité par Romain David