Troisième week-end de confinement : le blues des commerçants de la Côte d'Azur

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Nice 1:25
63 communes des Alpes-Maritimes sont confinées pour le troisième week-end d'affilée. © Valery HACHE / AFP
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Le confinement d'une partie des Alpes-Maritimes a été prolongé pour le troisième week-end consécutif, au grand dam des commerçants, déjà contraints de fermer leur boutique à 18 heures en semaine. Au micro d'Europe 1, ils sont nombreux à confier leur lassitude face à un chiffre d'affaires qui ne cesse de chuter.
REPORTAGE

Un samedi ordinaire à Cannes, la croisette est le lieu où l'on se presse pour faire ses achats. Les magasins ne manquent pas le long de la célèbre promenade. Mais le troisième week-end de confinement successif pour le littoral des Alpes-Maritimes réserve des heures moroses aux commerçants. Ce sont 63 communes du bord de mer azuréen qui sont de nouveau confinées depuis vendredi 18 heures, et ce jusqu’à lundi 6 heures, afin de faire baisser la pression épidémique du Covid-19 dans la région.

"Malheureusement, le week-end représente 50% de notre chiffre d'affaires habituel", confie Barbara, responsable d'une boutique de prêt-à-porter. À deux pas du Palais des festivals, Fati regarde son carrousel tourner, sans visibilité pour l'avenir. "On ouvre le mercredi, le samedi et le dimanche, mais je n'ouvre plus qu'un jour par semaine en ce moment, le mercredi", explique-t-elle. "On pensait que ça ne serait que deux semaines, mais si c'est parti pour trois, on ne sait pas jusqu'à quand ça peut durer."

"C’est catastrophique pour notre chiffre"

Dans sa boutique d'habillement, Sandra trouve le temps long. Comme ses clients, elle regrette le temps d'avant. "C’est déjà très difficile de fermer à 18 heures, mais au moins on avait un peu de passage le samedi. Maintenant, c’est catastrophique pour notre chiffre. On a du mal à se motiver, à positiver", s’agace-t-elle. "Même les clientes sont très négatives et énervées. Les gens sont dépressifs, tristes." Que ce soit les commerçants ou leurs clients, tout le monde espère en finir avec ces week-ends de confinement.

Europe 1
Par Frédéric Michel