cimetière Toussaint 6:19
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Nathalie Le Breton, Ugo Pascolo , modifié à
Dans "Bienfait pour vous", la chroniqueuse Nathalie Le Breton délivre ses conseils de lecture pour aborder la mort avec son enfant. Qu'il se pose des questions d'ordre général, qu'il soit triste ou d'apparence détachée, il y a un livre pour l'aider.

C'est une question qui met toujours plus ou moins en alerte les enfants : la mort. Et à l'approche de la Toussaint, cette période où l'on va fleurir les tombes de nos proches, ces derniers peuvent avoir des interrogations sur ce qu'il se passe après la vie. Seulement voilà, la mort est parfois un sujet difficile à aborder, voire tabou pour certains. Alors pour ne pas laisser ces petites têtes blondes dans l'ignorance, une solution peut être de se tourner vers les livres jeunesse.

Comprendre la mort, le manque et accepter ses sentiments

Et le premier ouvrage que conseille la chroniqueuse Nathalie Le Breton dans l'émission Bienfait pour vous, est Une vie merveilleuse, édité chez Tom Poche. "Le livre file la métaphore des  feuilles des arbres qui apparaissent grandissent, s’épanouissent, changent de couleur avant de tomber, régénérer la terre et ainsi laisser la place aux suivantes." La feuille raconte ainsi sa vie, ses rencontres, les moments marquants de son existence, avant de s'envoler pour rejoindre la mer et probablement nourrir les poissons. "L'ouvrage met l'accent sur la chance de pouvoir vivre et qu'il "faut savoir en profiter jusqu'au moment lointain où le cycle de la vie se termine."

Si comprendre le cycle de la vie est important, cela n'empêche pas de ressentir la peine et le manque en cas de décès d'un proche. Des sentiments qui peuvent être difficilement supportable pour les plus jeunes. C'est pour cela que Je ne te vois plus, édité par 400 coups, propose de mettre l'accent sur les bons souvenirs que l'enfant à partager avec la personne disparue. "Ces pages sensibles permettent à la fois de dire le poids de l’absence, mais aussi de revivre des moments inscrits pour le reste de la vie dans le cœur, dans la tête."

A contrario des enfants qui expriment leurs sentiments, certains semblent détachés des événements et peuvent même rire pendant un enterrement. Ce sont "en réalité des réactions nerveuses qui masquent leur gêne profonde devant leurs parents qu’ils n’ont jamais vus comme ça", explique Nathalie Le Breton. Si vous êtes dans ce cas de figure, Émile fait l’enterrement (Gallimard), peut vous aider. À travers son histoire, l'ouvrage "reproduit les codes d'un enterrement, pour rassurer l'enfant".