Inqualifiable, coup de poignant, chocs dévastateurs. Les réactions des artisans sont unanimes. La décision du gouvernement suscite de fortes inquiétudes selon Jean-Christophe Repon, président de la CAPEB, organisation patronale qui rassemble plus de 62.000 entreprises du bâtiment.
"Il nous faut des réponses"
"C'est pour nous une source grave de baisse d'activité. Comment gérer l'entreprise quand on a des dossiers en cours et que l'on a une projection à mener sur la rénovation énergétique qui est, me semble-t-il, une priorité. Donc, une angoisse sur l'emploi, une angoisse sur nos activités, une angoisse sur la trésorerie de nos entreprises", détaille-t-il.
Les fédérations du bâtiment seront reçues à Bercy la semaine prochaine. Mais d'ici là, le flou va s'installer pour Jean-Christophe Repon : "Il nous faut des réponses et si on veut parler à nos 62.000 adhérents, il faut qu'on puisse leur dire de quoi sera fait demain. Si on gère nos entreprises artisanales comme gère le gouvernement, ses finances, ça sera très dangereux pour nous."
Parmi les solutions pour sortir de l'embouteillage de dossiers et de la recrudescence des fraudes, la CAPEB demande notamment la mise en place de parcours de rénovation avec des travaux chaque année et non plus tout d'un coup.