Suicide de Krisztina Rady : le charisme de Bertrand Cantat aurait empêché son entourage de parler car "ils étaient un peu placés sous son emprise"

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Bertrand Cantat aurait exercé une telle influence sur son entourage que ceux-ci auraient "fermé les yeux" sur des comportements brutaux qu'il aurait eu envers son ex-femme Krisztina Rady.

Bertrand Cantat n'en a peut-être pas fini avec la justice. Le parquet de Bordeaux a décidé de rouvrir l'enquête sur le suicide de son ex-femme Krisztina Rady en janvier 2010, révèle Le Journal du dimanche. L'avocate Yael Mellul a porté plainte et fourni des témoignages aux enquêteurs qui laissent penser que le comportement violent de Bertrand Cantat aurait pu jouer un rôle dans le suicide de son ex-femme. 

Des références à des comportements violents. "Lorsqu'elle [l'avocate] est venue porter plainte, elle a fait état d'une correspondance de mails échangés notamment avec d'anciens membres du groupe Noir Désir, dans lesquels il y a des références qui semblent évoquer des coups, et un comportement et des propos extrêmement violents, brutaux, à l'encontre de Krisztina Rady", explique Pascal Ceaux du Journal du dimanche au micro d'Europe 1 dimanche.

Suicide de Krisztina Rady : le charisme de Bertrand Cantat aurait empêché son entourage de parler

Bertrand Cantat, un personnage "charismatique". "C'est vrai que c'est un personnage extrêmement charismatique, qui a beaucoup d'influence sur les gens qui l'entourent. Et les gens qui travaillent avec lui, aussi bien les membres du groupe que les techniciens, l'entourage, étaient un peu placés sous son emprise. D'après Yael Mellul, qui est en quelque sorte l'accusatrice, dans cette affaire, ils ont fermé les yeux sur des attitudes que Bertrand Cantat n'aurait pas du avoir à l'égard de Krisztina Rady." À travers cette nouvelle enquête, le parquet de Bordeaux devra déterminer si ce comportement violent attribué à Bertrand Cantat peut avoir eu un rôle dans la décision de Krisztina Rady de se suicider."

Europe 1
Par propos recueillis par Jihane Bergahoui, édité par Marthe Ronteix