Samuel Le Bihan, père d’une petite fille autiste : "Le lien avec les autres est essentiel"

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Le comédien, invité d’Europe 1 jeudi, salue les efforts du gouvernement en matière d’inclusion des enfants en situation de handicap à quelques jours de la rentrée scolaire, mais appelle à "une prise de conscience générale" pour que la France rattrape son retard en la matière.
INTERVIEW

Samuel Le Bihan, comme tous les autres parents, va connaître la rentrée des classes de son enfant la semaine prochaine. Sauf que le comédien est le père d’une petite fille autiste, et que pour lui comme pour tous les autres parents d’enfant en situation de handicap, tout est plus compliqué. "Ma fille a besoin d’un AVS (assistant de vie scolaire, ndlr), d’un compagnon pour suivre le parcours scolaire. Et trouver un AVS, c’est le parcours du combattant", témoigne l’acteur, qui a créé la plateforme d’écoute  Autisme info service (https://www.autismeinfoservice.fr/ ou par téléphone : 0.800.714.040).

"C’est à la France de rattraper son retard"

Or, trouver une place pour les enfants handicapés est fondamental. "L’inclusion c’est essentiel, ça commence là. Quand un enfant autiste est avec d’autres enfants, ils évoluent beaucoup plus vite, ils apprennent beaucoup plus de choses, il y au sentiment de bonheur qui se créé. Donc ce lien avec les autres est essentiel, vraiment important.  A la fois pour l’évolution et l’équilibre psychologique", insiste Samuel Le Bihan. "C’est un choix qu’a fait l’Italie où 80% des enfants sont scolarisés. Donc c’est tout à fait possible, on peut le faire. C’est aussi une façon d’orienter la société. Parce qu’après l’inclusion scolaire, c’est l’inclusion au travail, etc. c’est faire une place aux personnes en situation de handicap dans notre société."

Le comédien salue l’annonce par Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education, d’embaucher 4.500 personnes supplémentaires pour aider les enfants en situation de handicap. "C’est un effort considérable, c’est essentiel. C’est remarquable en tout cas", se félicite-t-il, sans s’en contenter. "C’est une question de prise de conscience générale. C’est à la France de rattraper son retard. Ça fait vingt ans que ce sont les familles qui font avancer les choses en France. On est sur un gouvernement qui décide de faire des efforts, de rattraper ce retard, c’est génial. Mais ça doit se faire aussi en concertation avec les parents, qui savent exactement quel est leur besoin, quelles sont leurs attentes."