Sac, trousse… "Une rentrée écologique n'est pas forcément plus chère", défend l'Ademe

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Invitée d'Europe 1, mardi soir, la coordinatrice de l'information du grand public à l'Ademe, Florence Clément, a défendu l'idée que les familles pouvaient "conserver énormément de choses d'une année sur l'autre", afin d'allier préservation de l'environnement et dépenses moindres.
INTERVIEW

Selon l'étude annuelle de la Confédération syndicale des familles (CSF), la rentrée scolaire coûte 159 euros pour un élève de CP, 361 euros en sixième, 355 euros en quatrième et 389 euros pour un lycéen en seconde. Soit une hausse de 0,17% cette année. Il s'agit là de dépenses moyennes… qui peuvent bien entendu être inférieures à ce chiffre. Pour Florence Clément, coordinatrice de l'information du grand public à l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), prendre en compte l'aspect écologique au moment d'acheter fournitures et autres équipements peut en effet être une stratégie payante à la caisse.

Les enfants, "prêts à participer" ?

"Une rentrée plus écologique n'est pas forcément plus chère : on peut conserver énormément de choses d'une année sur l'autre", explique-t-elle au micro Europe 1 de François Clauss. "Souvent, le cartable est encore en bon état, la trousse aussi. La règle, le compas et la paire de ciseaux ne sont pas forcément à changer." 

Parfois, les enfants insistent pour prendre le dernier cartable à la mode ou la nouvelle colle qui promet de coller mieux que celle de l'année dernière. Mais "les enfants comprennent bien le refus quand on leur donne du sens", appuie Florence Clément. "Si on leur explique que ce qu'on jette encore en bon état sont des déchets supplémentaires à la poubelle, que ça vient encore créer des problèmes pour la planète, ils sont déjà plus prêts à participer."

Pour la planète, "chacun a sa part"

Et pour s'y repérer dans la jungle des fournitures écologiques, l'Ademe a consacré une partie de son site à l'information sur les différents labels en matière d'écologie. "C'est très important de les connaître", insiste la spécialiste. Il y a l'éco-label européen, le Nordic Swan, l'ange bleu… Ces logos sont là pour aider les consommateurs. Il faut vraiment s'en préoccuper avant d'aller en magasin."

Tant pis si les gouvernements ne prennent pas des mesures favorisant la préservation de l'environnement, alors qu'on demande aux consommateurs de se soucier davantage de la planète, selon l'Ademe : "C'est une vision d'ensemble qu'il faut adopter : chacun a sa part, chacun peut faire quelque chose", veut croire Florence Clément. "Ce n'est pas en attendant que les gouvernements trouvent les solutions tout seuls qu'on fera avancer les choses. La pression du public et l'engouement des citoyens sont aussi importants. Aujourd'hui, il y a beaucoup plus de produits écologiques disponibles à la vente parce que les citoyens les réclament." Vont-ils pour autant les privilégier au moment de faire les courses de rentrée ?

Europe 1
Par Thibaud Le Meneec