Sa petite-fille ne travaille plus : "Elle profite de l'argent qu'on lui donne"

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Bernadette se fait du souci pour sa petite-fille qui ne travaille plus depuis plus de neuf mois et qui ne cherche pas à retrouver du travail. Au micro d’Olivier Delacroix, sur "La Libre antenne" d’Europe 1, Bernadette dit craindre que ce soit à cause des mauvaises fréquentations de sa petite-fille.
TÉMOIGNAGE

La petite fille de Bernadette a fait quatre d’études dans la coiffure, pendant lesquels elle travaillait en tant qu’apprentie. Mais depuis le mois de juillet, cette dernière ne travaille plus et ne cherche pas à retrouver du travail. D’après Bernadette, c’est parce qu’elle profite du chômage qu’elle touche et subit la mauvaise influence de ses amies. Cette situation étonne d’autant plus Bernadette que sa petite-fille était passionnée par la coiffure depuis l’enfance. Se faisant du souci pour sa petite-fille, Bernadette demande conseil à Olivier Delacroix, sur "La Libre antenne" d’Europe 1.

"Ma petite fille a fait CAP de deux ans et un brevet professionnel de coiffure de deux ans. Son patron ne l’a pas gardée parce qu’il voulait prendre un autre apprenti. Depuis le mois de juillet, elle ne travaille plus. Impossible de lui faire reprendre du travail. Elle vit à droite, à gauche, chez ses copines, un peu chez sa mère, un peu chez son père. Elle ne travaille plus et elle gaspille tout l’argent qu’elle a. C'est vraiment un gros problème pour sa mère, son père et pour moi. Je ne sais pas ce qu'il faudrait faire pour la remettre dans le droit chemin. 

Sa mère lui dit : ‘Tu as fait quatre ans de coiffure, mais tu te comportes comme une ado.’ Pourtant elle a 20 ans maintenant. Elle a toujours été débordante de vie. Elle ne tient pas en place. Il faut toujours qu’elle bouge. Quand je la gardais, il fallait qu’il y ait un planning du matin au soir, pour qu’elle soit toujours occupée. Elle a eu une scolarité normale et a travaillé chez le même patron pendant quatre ans, donc elle n’est pas sotte. 

" Sa mère a peur qu’elle fasse de mauvaises rencontres "

Elle touche 1.000 euros de chômage par mois, parce qu’elle a travaillé pendant quatre ans. Ça lui donne droit à deux ans de chômage. Alors, elle en profite. Mais sa mère a peur qu’elle fasse de mauvaises rencontres à force de toujours traîner à droite, à gauche. Elle ne fait pas de bonnes rencontres puisque toutes ces jeunes filles ne travaillent pas. En plus, elle ne fréquente que des filles qui sont plus jeunes qu'elle, parce qu'elle a une voiture, alors elle fait la belle. 

Elle dépense son argent dans des habits, du maquillage, les fast foods ou dans sa voiture pour promener et faire plaisir à ses copines. Ce n’est pas spécialement pour elle. Elle n’a jamais aimé rester seule. Déjà petite, elle était toujours à la recherche de copines. Elle n'est jamais chez elle. Elle est toujours à droite, à gauche, chez ses copines. Sinon, c’est une gamine très gentille et très affectueuse. Mais il n’y a pas moyen de la faire travailler, elle profite de l'argent qu'on lui donne. 

" Un an de chômage, ça fait beaucoup "

Peut-être que c'est nous qui nous faisons des idées, mais quand même, un an de chômage, ça fait beaucoup. Elle ne cherche pas de travail. Elle invente toujours quelque chose pour ne pas travailler. Ma fille est toujours en train de lui dire de chercher du travail. Elle pourrait en trouver, mais elle n’en a pas envie. Elle le dit qu'elle ne veut pas travailler. Elle en profite puisqu'elle touche de l'argent. 

Elle voulait faire de la coiffure depuis l'âge de quatre ans. D'ailleurs, je crois que c’est un des seuls métiers qui lui plaît. Il lui faut du contact. Au début son idée, c’était de faire de la haute coiffure. Elle était même allée à Paris pour faire un stage. Je pense que ses copines l’entraînent en lui disant : ‘Pourquoi travailler, du moment que tu touches des sous ?’ Je pense qu’elle a de mauvaises relations. C’est surtout ça qui me fait peur.

 

Elle est très autoritaire. Quand elle a des réparations à faire sur sa voiture, son père lui paye. Il ne devrait pas payer. Je pense qu’il n’y a que la suppression d’argent de la part de ses parents qui pourrait la remettre au travail. Si ses parents ne lui donnent rien, il faudra qu’elle arrive à se débrouiller seule. Ses parents ne lui donnent pas d’argent, mais quand elle en a besoin, elle arrive toujours à ses fins. Son autre mamie lui paye l’assurance de sa voiture, donc elle n’a pas ça à payer non plus. Elle mène la belle vie. 

C’est bientôt son anniversaire. D'habitude, je lui donne toujours un petit chèque. J'ai envie de ne rien lui donner. J’ai envie de lui dire : ‘Si tu ne travailles pas, je ne te donne pas d’argent’. Si je ne lui donne rien pour son anniversaire, moi ça va me consoler, mais ça ne va pas la déranger parce qu’elle touchera quand même ses 1.000 euros de chômage. Au lieu de lui envoyer une carte d'anniversaire avec de l’argent, je vais lui écrire un courrier sévère. Ce n’est pas lui faire du mal. Tant pis si elle ne me parle plus, elle finira bien par revenir."

Europe 1
Par Léa Beaudufe-Hamelin