Les intempéries du printemps ont retardé les récoltes. 1:19
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Maximilien Carlier, édité par Laetitia Drevet , modifié à
Les intempéries du mois d'avril puis les températures basses et l'humidité du mois de mai ont provoqué un retard important pour les récoltes de fruits et légumes. Sur les marchés, les produits se font attendre et leur volume réduit engendre une hausse des prix. 
REPORTAGE

"Tout ça, c'est des concombres crevés à cause du manque de soleil. La tige est complètement pourrie, translucide." Jean-François, agriculteur à Lesquin, dans le Nord, arrache en soupirant ce qu'il reste du légume. A cause des récentes intempéries, de l’humidité et du froid, il prévoit 10% de perte sur les concombres de la saison. Même chose pour les laitues. "La grêle sur la salade, ça fait des trous. Ce n’est pas beau à l'aspect et donc les clients n'en veulent pas", explique Sébastien, le frère de Jean-François.

"Le consommateur va payer plus cher"

La récolte de Cédric, exploitant agricole à Nomain, dans le Nord, a été décalée de plus de deux semaines. "On a 15 jours de retard sur la grosse saison. On devrait être en plein dedans alors qu'on commence tout juste à avoir des volumes qui augmentent", explique ce cultivateur de fraises au micro d'Europe 1.

Ce retard aura des conséquences sur les prix de vente. "On va vendre la marchandise, mais elle aura 15 jours de retard. Au mois de mai, les prix sont toujours assez haut, mais là ils ont beaucoup augmenté. C'est bien pour nous mais pour le consommateur, ça veut dire payer plus cher." Après la vague de gel qui a dévasté de nombreuses cultures en avril, les clients doivent s’attendre à payer beaucoup plus cher abricots, cerises et autres fruits d’été.