Près de Roissy, le vacarme des avions a disparu : "J'ouvre la fenêtre et je n'entends absolument rien"

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Depuis le début du confinement, la pollution acoustique liée aux aéroports a drastiquement chuté. Photo d'illustration. © AFP
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En raison du coronavirus, le nombre de liaisons aériennes a chuté. Ce qui n'est pas pour déplaire aux habitants des environs de l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, qui profitent pour la première fois d'une vie sans le bruit assourdissant et quotidien des réacteurs.

C’est un geste anodin pour beaucoup : aérer sa maison et... tendre l'oreille. "Alors, j'ouvre la fenêtre et je n'entends absolument rien, sauf le bruit du vent", savoure Denis. Depuis le début du confinement lié au coronavirus, et la chute drastique du nombre de liaisons, cet habitant de Cormeilles-en-Parisis profite d'un calme bien inhabituel sous l'un des deux couloirs aériens de l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle.

"Cette situation est totalement inédite, elle a existé en 1974", se remémore Denis, qui voit d'ordinaire passer "800 avions par jour" au-dessus de sa maison. Et pour ce membre d'une association opposée à l'expansion de l'aéroport, ce calme est inespéré : "Ce petit virus dramatique a arrêté instantanément l'aéroport et les vols de nuit là où nous n'y arrivions pas, depuis des dizaines d'années."

Le bonheur d'une simple chaise de jardin

Depuis la mise en place du confinement, les rares avions qui transitent encore passent de l’autre côté. Des dizaines de milliers de personnes découvrent le bonheur d’une chaise de jardin. Comme Claude, guitare à la main : "Ah… Jamais de ma vie j'aurais pensé pouvoir jouer dans mon jardin sans le passage d'un avion, en écoutant juste le bruit du vent. C'est formidable, je suis très heureux." Dans le quartier on ne rêve que d’une chose : être confiné dans ces conditions le plus longtemps possible.