Premiers retours à l'école lundi à Saint-Martin, trois semaines après Irma

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Les premiers retours à l'école pour écoliers, collégiens et lycéens de Saint-Martin auront lieu lundi, trois semaines après le passage d'Irma. © AFP
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"L'effectif manquant devrait être comblé par des recrutements de contractuels ou des renforts de Guadeloupe", a affirmé Michel Sanz, représentant du recteur à Saint-Martin et Saint-Barthélemy.

Trois semaines après l'ouragan dévastateur Irma, les premiers retours à l'école pour écoliers, collégiens et lycéens de Saint-Martin auront lieu lundi, selon les autorités, avec un "redémarrage progressif" avant un retour à la normale à la rentrée des vacances de la Toussaint. Sur place, les recensements des besoins, des professeurs et instituteurs partis ou présents, ainsi que des élèves, est en passe de s'achever, ce qui permet aux services du rectorat d'envisager enfin une réouverture des établissements scolaires.

64% du personnel présent. "Nous avons 64% du personnel qui est présent (en Guadeloupe et à Saint-Martin, ndlr) et 3.000 élèves sont venus spontanément se faire recenser sur place", a indiqué Nicole Dupuy, directrice de cabinet du recteur de l'Académie de Guadeloupe, dont l'objectif principal est "de faire sortir les enfants de la rue pour reprendre une vie normale d'écolier". "Nous effectuons un dernier recensement et l'effectif manquant devrait être comblé par des recrutements de contractuels ou des renforts de Guadeloupe", a affirmé Michel Sanz, représentant du recteur à Saint-Martin et Saint-Barthélemy.

Quelques écoliers accueillis en Guadeloupe. Mercredi, 284 élèves ont déjà recommencé leur scolarité en Guadeloupe, qui a accueilli de nombreux sinistrés, et le recensement de ceux qui sont partis en métropole continue. "Mais sur un total de 8.600 élèves, très peu d'entre eux sont partis", assure Nicole Dupuy.

18 écoles plus ou moins détruites sur 21. Au total, avait annoncé le gouvernement, 18 établissements scolaires sur 21 ont été plus ou moins détruits par l'ouragan et ses vents à plus de 350 km/h. Si deux d'entre eux restent totalement inopérants, tous les autres "pourront recevoir une partie des élèves", certains avec "des rotations", selon Nicole Dupuy. Des tentes gonflables militaires, installées dans certaines écoles, serviront soit de salle de classe, soit d'accueil, soit, comme actuellement, de dispensaires médicaux.