Policière tuée : "Le spectre de la menace s'est élargi", alerte Jean-Charles Brisard

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Terrorisme police Rambouillet 1:03
Un Tunisien de 36 ans a poignardé une policière de 49 ans à Rambouillet. © Bertrand GUAY / AFP
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L'homme abattu vendredi après avoir tué une policière des Yvelines n'était pas connu des autorités. Invité samedi sur Europe 1, Jean-Charles Brisard, le président du Centre d'analyse du terrorisme, appelle à renforcer les moyens des services de renseignement alors que "le spectre de la menace s'est élargi".
ANALYSE

Une policière, également mère de famille de 49 ans, est décédée vendredi à Rambouillet, dans les Yvelines, après avoir été poignardée par un Tunisien de 36 ans. Abattu dans la foulée, l'homme était totalement inconnu des services de police et de renseignement. Invité samedi sur Europe 1, Jean-Charles Brisard, le président du Centre d'analyse du terrorisme, rappelle que cet aspect se retrouve dans de nombreux attentats récents en France. Dès lors, "le spectre de la menace s’est élargi", alerte-t-il. Pour lui, il faut donc "élargir en conséquence" le spectre de "la détection par les services de renseignement", notamment avec de nouveaux outils et moyens.

"L'essentiel repose sur la prévention"

"C’est le sixième attentat consécutif perpétré en France par un individu inconnu des services de renseignement depuis 2019", indique Jean-Charles Brisard. "Ça représente à peu près 60% des auteurs d’attentats depuis Mohamed Merah", ajoute-t-il.

Pour éviter au maximum que de tels drames se reproduisent, "l'essentiel repose sur la prévention et donc sur le travail essentiel des services de renseignement" qui déjouent déjà malgré tout "régulièrement des attentats", rappelle-t-il, avec "plus de 30 attentats ont été déjoués depuis 2017".

Les réseaux sociaux plus scrutés ?

Face à ces individus inconnus des autorités, le spécialiste incite donc à "améliorer encore nos moyens et nos méthodes" de détection de "ce type de profils". Concrètement, cela pourrait passer par une surveillance plus poussée de leur activité sur les réseaux sociaux et de leur relationnel. Pour le moment, ces individus continuent de passer "sous les radars, c’est-à-dire qu'ils ne sont même pas dans le bas du spectre des services de renseignement, mais tout simplement hors du spectre".

Europe 1
Par Jonathan Grelier