Une fonctionnaire de police a été tuée pendant l'attaque. 2:03
  • Copié
Joanna Chabas, édité par Antoine Terrel
Mortellement poignardée vendredi lors de l'attaque au commissariat de Rambouillet, Stéphanie, fonctionnaire de police, était très appréciée de ses collègues. "Elle était toujours présente, toujours prête à aider tout le monde", témoigne Géraldine, une amie de la victime, au micro d'Europe 1. 
TÉMOIGNAGE

L'émotion est forte à Rambouillet, au lendemain de l'attaque survenue au commissariat de la ville des Yvelines. Âgée de 49 ans, Stéphanie, une fonctionnaire de police, a été poignardée par l'assaillant, un Tunisien de 36 ans. Grièvement blessée à la carotide, celle qui travaillait depuis plus de 20 ans à Rambouillet a succombé sur place à ses blessures, malgré l'intervention des pompiers. Au micro d'Europe 1, Géraldine, une de ses amies et collègues, décrit une personne lumineuse et appréciée de tous. 

Ses filles et son mari étaient "tout pour elle"

"Stéphanie, c'était vraiment la perle du commissariat, toujours présente, toujours prête à aider tout le monde", témoigne Géraldine. Et de souligner l'attachement profond de la victime à sa famille, notamment à ses deux enfants de 13 et 18 ans. "Quand on entrait dans son bureau, sur la gauche, il y avait le portrait de ses filles. Quand elle parlait d'elles, elle avait toujours un grand sourire. Ses filles et son mari, on voyait bien que c'était tout pour elle."

Vendredi, Stéphanie a été attaquée dans le sas d'entrée du commissariat, alors qu'elle rentrait après être sortie pour changer son disque de stationnement. "Tous les jours, entre midi et deux, elle sortait pour changer son disque dans sa voiture. Tous les jours, elle sortait à la même heure. Donc, évidemment, ça a été très simple pour quelqu'un qui surveille le commissariat de repérer les habitudes et les personnes", dit Géraldine, qui pointe les manques en matière de sécurité dans le bâtiment.

Un manque de sécurité ?

"Il y a toujours eu un problème avec ce sas", assure-t-elle. "Il nous arrivait souvent d'attendre longtemps pour qu'on nous ouvre la première porte, et parfois longtemps pour qu'on nous ouvre la deuxième porte. On pouvait y rester parfois bloqués une minute, et une minute, ça peut être long."

"On s'est fait plusieurs fois la remarque comme quoi ce commissariat manquait de sécurité", dit encore Géraldine. Avant de conclure, à voix basse : "J'aurais dû travailler ce jour-là, ça aurait pu être moi."