À Rambouillet, vive émotion après la mort d'une policière dans une attaque au couteau

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Le Premier ministre Jean Castex s'est rendu sur place et a dénoncé un "geste barbare et d'une lâcheté infinie" 2:21
Le Premier ministre Jean Castex s'est rendu sur place et a dénoncé un "geste barbare et d'une lâcheté infinie" © Bertrand GUAY / AFP
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Une policière a été tuée à coups de couteaux au commissariat de Rambouillet, dans les Yvelines, ce vendredi. L'assaillant a été blessé par balles et est mort des suites de ses blessures. Dans cette petite ville de la banlieue parisienne, cette attaque marque durement les habitants.
REPORTAGE

Une attaque au couteau a eu lieu ce vendredi au commissariat de Rambouillet, tuant une fonctionnaire de police. La femme de 49 ans, qui n'était pas armée au moment des faits, est morte sur place malgré l'intervention des pompiers. Son assaillant, un Tunisien de 36 ans arrivé en France en 2009, a été blessé par balles par un policier. Il est mort de ses blessures. Dans cette ville de 26.000 habitants, située à une soixantaine de kilomètres de Paris et décrite comme une ville "tranquille, quasi provinciale", par la maire de la commune Véronique Matillon, l'émotion est vive.

"C'était une femme adorable"

"Cela veut dire que ce genre d'attaque peut se produire partout", souligne la maire de Rambouillet. Dans la zone résidentielle où se situe le commissariat, les riverains sont dans l'incompréhension. "C'était une femme adorable, d'une gentillesse incroyable et qui a des enfants d'une gentillesse insondable selon ma femme. Je connais de nombreuses personnes dans le commissariat. Je n'arrive pas à parler tellement je suis en colère", explique Michel, un riverain dont la femme travaille dans le commissariat visé par l'attaque. Sa femme est la meilleure amie de la victime. 

L'assaillant était inconnu des services de police et des renseignements. Le parquet antiterroriste s'est saisi de l'enquête. L'homme aurait réalisé plusieurs repérages avant de passer à l'attaque. Il aurait également crié "Allah Akbar", au moment des faits. Le Premier ministre Jean Castex s'est rendu sur place et a dénoncé un "geste barbare et d'une lâcheté infinie". Selon les informations d'Europe 1, la sécurité devant les commissariats et la gendarmerie va être renforcée. 

Europe 1
Par Joanna Chabas, édité par Yanis Darras avec AFP