One planet summit : EELV regrette des "engagements de papier"

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Le président français a organisé un sommet sur le climat mardi. © AFP
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"L'absence de dispositif de suivi assurant la transparence des engagements et des financements alloués (...) font qu'il s'agit bien là d'engagements de papier", a déclaré le parti écologiste dans un communiqué.

Europe Ecologie-Les Verts a regretté mercredi que le sommet climat organisé à Paris  la veille ne donne lieu qu'à des "engagements de papier", en l'absence de "dispositif de suivi assurant la transparence" des mesures "vertes" promises par les entreprises. "Certes, le recours aux financements privés et les solutions de substitution pour essayer de remplir les engagements que les États-Unis ne tiendront pas sont une bonne nouvelle. Mais l'absence de dispositif de suivi assurant la transparence des engagements et des financements alloués, doublée d'une absence totale de sanctions en cas de non respect, font qu'il s'agit bien là d'engagements de papier", a déclaré le parti écologiste dans un communiqué.

"Le climat n'est pas un outil de négociations". Rappelant que "le climat n'est pas un outil de négociations dans la diplomatie ni un argument de vente de la marque France", EELV craint que ces engagements ne servent en réalité qu'à "fleurir les plaquettes de communication des fonds, assureurs et banques qui les ont pris".

Inscrire le climat dans la Constitution. Le parti a renouvelé sa proposition d'"inscrire le climat dans la Constitution", ce qui serait "le seul moyen de contraindre réellement les acteurs publics et privés à respecter l'Accord de Paris". "La coalition d'ONG Alliance pour l'Environnement et la Santé a calculé que la France perdait en soins de santé liés aux dommages provoqués par les pollutions des énergies fossiles 12 fois ce qu'elle investissait en subvention dans ces mêmes énergies", a expliqué EELV. "Autrement dit, les Français paient ces énergies trois fois : par leur épargne, déposée dans les banques, par leurs impôts, en subventions directes et indirectes, et via leurs cotisations à notre système de santé", argumente le parti, dénonçant "un cercle vicieux dans lequel économie, santé et planète n'ont rien à gagner et tout à perdre".