"Un objet incroyable de liberté" : Luc Ferry raconte sa passion pour l'automobile

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A l'occasion du Salon de l'auto de Francfort, Luc Ferry était l'invité inattendu de Matthieu Belliard pour évoquer sa passion pour les voitures.
INTERVIEW

Un magnifique objet et un outil de liberté. Pour Luc Ferry, écrivain, philosophe, et ministre de l’Education dans le gouvernement Raffarin, une automobile est plus qu'un simple moyen de transport. Il était l'invité inattendu de Matthieu Belliard à l'occasion du Salon de l'auto de Francfort, qui ouvrira ses portes le 14 septembre. 

La passion de l'ancien ministre lui vient de son père, pilote, constructeur et préparateur automobile. "Si vous tapez sur internet '750 sports Ferry', vous trouverez des photos de ses voitures, notamment la dernière, qui est magnifique. Et que j'ai eu le plaisir de conduire de temps à autre", se rappelle-t-il au micro d'Europe 1. Mais chez les Ferry, les voitures ne servent pas qu'à se déplacer d'un point A à un point B : "Mon père avait l'idée que la voiture est un objet à la fois esthétique et technique. Deux qualités qui m'intéressent toujours beaucoup." 

"Un lien irremplaçable de sociabilité" 

Aujourd'hui, Luc Ferry s'agace des nombreuses critiques qui fleurissent contre l'automobile. "On a tendance à considérer que la voiture est simplement un objet polluant, et que seuls les débiles anti-écolos qui polluent la planète les aiment. Mais pas du tout ! Ça a été un objet de beauté, un objet de technique. Et pour des millions de Français, elle reste un lien de sociabilité absolument irremplaçable." Multiplication des contrôles techniques, augmentation du prix de l'essence, limitation à 80 km/h... autant de mesures que l'ancien ministre juge déconnectées des besoins de toute une part de la population française. Celle qui dépend de son automobile pour tous ses déplacements. "Evidemment, à Paris la voiture est un boulet. Mais je pense que nos élites n'ont absolument rien compris à ce qu'elle peut représenter." 

Alors pour Luc Ferry, "il faudrait réfléchir un peu plus avant de dire du mal de la 'bagnole', comme disait Pompidou."