Une nouvelle agression dans le métro parisien. Ce vendredi après-midi, trois femmes ont été blessées par arme blanche dans trois différentes stations de la ligne 3 du métro parisien.Vers 16h10, deux usagères ont été blessées par arme blanche dans les stations Arts et Métiers et République. Une est touchée à la jambe et l'autre dans le dos.
Les victimes ont été prises en charge par les secours et transportées en milieu hospitalier, sans pronostic vital engagé. Une troisième femme est légèrement blessée quelques minutes plus tard dans la station Opéra. L'individu prend la fuite sur la ligne 8.
Un profil connu des services de police
Selon le ministère de l'Intérieur, l'homme de nationalité malienne était en situation irrégulière sur le territoire et faisait actuellement l'objet d'un mandat de recherche. Connu des services de police pour destruction de biens sous l'emprise de stupéfiants, il était écroué en janvier 2024 pour vol aggravé et agression sexuelle avant d'être libéré en juillet.
Dans la foulée, il est placé en centre de rétention administrative avec une OQTF (obligation de quitter le territoire français). Mais faute d'obtention d'un laissez-passer consulaire vers le Mali, dans le délai réglementaire de 90 jours, il est finalement relâché avec assignation à résidence, une obligation qu'il n'a donc pas été respectée hier après-midi, en attaquant à plus de 30 kilomètres de chez lui ces trois femmes dans le métro parisien.
Le suspect en garde à vue, une enquête ouverte
Le suspect a été interpellé à son domicile de Sarcelles, dans le Val-d'Oise, à 18h55. Il a été repéré grâce à la vidéosurveillance du métro et suivi grâce à la géolocalisation de son téléphone portable.
Ce dernier a été placé en garde à vue. Une enquête a été ouverte et confiée à la Sûreté régionale des transports, pour faire la lumière sur les circonstances de son passage à l'acte.
A ce stade, la piste terroriste est donc clairement écartée par les enquêteurs de la Sûreté Régionale des Transports. Les trois victimes ont été prises en charge par les secours pour des blessures superficielles. Aucun pronostic vital n'est engagé.
Dans un communiqué de presse, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a tenu à "féliciter sincèrement" les policiers de la sûreté régionale de la préfecture de police "dont le professionnalisme a été déterminant pour parvenir à l'arrestation rapide du mise en cause".