Naufrage du Grande America : seule une "faible irisation de surface" reste visible

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L'épave a sombré par 4.600 mètres de fond.
L'épave a sombré par 4.600 mètres de fond. © LOIC BERNARDIN / MARINE NATIONALE / AFP
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"Depuis quelques jours on n'observe plus aucune zone de pollution en dehors d'une faible irisation à la verticale du Grande America", a indiqué à l'AFP le porte-parole de la préfecture maritime de l'Atlantique Riaz Akhoune. 

Depuis quelques jours, "seule une faible irisation" de surface reste visible dans la zone du naufrage du Grande America, dont l'épave sera inspectée au cours des prochains jours par un robot sous-marin, a-t-on appris vendredi auprès de la préfecture maritime de l'Atlantique.

Une zone surveillée par avion et satellite. "Depuis quelques jours on n'observe plus aucune zone de pollution en dehors d'une faible irisation à la verticale du Grande America", a indiqué à l'AFP le porte-parole de la préfecture maritime de l'Atlantique Riaz Akhoune. Cinq navires de lutte anti-pollution étaient déployés vendredi dans le Golfe de Gascogne. Quatre navires se situaient au niveau du "front avant", c'est-à-dire là où des nappes de fioul avaient été repérées et balisées. La zone devait être ralliée samedi par un autre navire, l'Argonaute. Un bâtiment restait stationné à la verticale de l'épave qui a sombré par 4.600 mètres de fond. La zone est également surveillée par avion, drone et satellite.

"Une partie (de la pollution) sous l'eau" ? Au total, six balises de 1,20m de hauteur, dont la majeure partie immergée, avaient été placées pour suivre la dérive du fioul. La balise la plus proche des côtes se situe actuellement à 144 km au nord de la ville espagnole de Gijon et à 353 km de la Rochelle, selon la préfecture maritime de l'Atlantique. "C'est possible qu'il y ait une partie (de la pollution) sous l'eau", a noté le porte-parole de la préfecture maritime, évoquant également un possible morcellement.

1.050 tonnes de matières dangereuses. Un robot sous-marin téléguidé sera mis en oeuvre au cours des prochains jours par l'armateur du Grande America, la société italienne Grimaldi Lines. "Dans un premier temps, le robot va relocaliser l'épave, ce qui peut prendre un ou deux jours, puis il procédera à son inspection", a expliqué le capitaine de frégate Akhoune. Selon un inventaire détaillé de la cargaison publié par la préfecture maritime de l'Atlantique, le navire, qui allait de Hambourg (Allemagne) à Casablanca (Maroc), contenait entre autres 1.050 tonnes de matières dangereuses, 2.100 véhicules, du fioul et du diesel marin ainsi que des produits alimentaires.