Moins de blocages dans les prisons au 12e jour du mouvement

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A Metz vendredi, les surveillants de prison ont bloqué leur établissement comme ils l'avaient déjà fait jeudi.
A Metz vendredi, les surveillants de prison ont bloqué leur établissement comme ils l'avaient déjà fait jeudi. © JEAN CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP
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Vendredi, 66 établissements sur 188 étaient touchés par le mouvement de mobilisation des surveillants de prison. 

Les blocages dans les prisons ont repris dans une moindre mesure vendredi matin, au lendemain du rejet d'un projet d'accord par deux des trois syndicats des surveillants, pendant que le syndicat majoritaire consultait sa base.

60 établissements sur 188. Une soixantaine d'établissements (sur 188) étaient touchés, selon la Direction de l'administration pénitentiaire, dont 40 où les gardiens refusaient de prendre leur service, en totalité ou en partie. Au total, 116 établissements avaient été affectés jeudi.

"On veut du blé". A Fresnes dans le Val-de-Marne, seulement une vingtaine de surveillants sur 150 ont repris leur service, selon FO. Une vingtaine de gardiens se tenaient, dans le calme, devant la maison d'arrêt placée sous forte surveillance policière. Dans les Yvelines, deux établissements étaient bloqués par quelques dizaines de surveillants, qui brandissaient des panneaux "Belloubet, on veut du blé", "Ministère de la misère" et "5.000 agressions par an, honte !"
La maison d'arrêt de Villepinte en Seine-Saint-Denis était bloquée par une vingtaine de manifestants, alors qu'à Osny dans le Val-d'Oise et au centre pénitentiaire de Réau en Seine-et-Marne la majorité des surveillants ont refusé de prendre leur service, comme dans plusieurs établissements pénitentiaires de l'ouest de la France. Dans l'Est, les prisons de Metz, Nancy et Strasbourg étaient bloquées.

Belloubet appelle à la "responsabilité" des surveillants. La garde des Sceaux Nicole Belloubet a proposé jeudi aux syndicats un projet d'accord censé répondre à la colère des 28.000 surveillants. Il comprend notamment des mesures pour améliorer la gestion des détenus radicalisés, renforcer la sécurité des agents, la création de 1.100 emplois supplémentaires et une enveloppe de plus de 30 millions d'euros pour des indemnités.  Mais la CGT (15%) et FO (30%) ont annoncé qu'elles ne signeraient pas le document, la CGT déplorant notamment l'absence de proposition sur l'évolution statutaire des personnels. Le syndicat majoritaire, l'Ufap-Unsa Justice (40%), a indiqué qu'il consultait sa base avant de se prononcer. Sur Europe 1, la ministre a défendu vendredi "des propositions très sérieuses". Elle a espéré "une prise de responsabilité, une prise de conscience et que les surveillants pénitentiaires reprendront leur travail".