Mobilisation contre la réforme des retraites : sept raffineries françaises sur huit bloquées

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La raffinerie Total de Donges a annoncé une grève reconductible de 24 heures
La raffinerie Total de Donges a annoncé une grève reconductible de 24 heures © JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
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Sept des huit raffineries françaises étaient bloquées mardi, selon la CGT, qui appelle aussi les salariés d'EDF à faire grève et à manifester pour cette deuxième journée de mobilisation interprofessionnelle contre la réforme des retraites.

Sept des huit raffineries françaises étaient bloquées mardi, selon la CGT, pour protester contre la réforme des retraites. "Il s'agit de raffineries Esso et Total, donc de salariés du privé", a souligné Emmanuel Lépine, secrétaire fédéral de la CGT Chimie, pointant "la communication du gouvernement qui veut faire croire que seuls les salariés des régimes spéciaux sont mobilisés".

Seule la raffinerie Esso de Notre-Dame de Gravenchon (Haute-Normandie) n'était pas bloquée. Pour la suite, "une conférence téléphonique aura lieu après les annonces d'Edouard Philippe mercredi pour faire le point", ajoute-t-il, n'excluant pas une mise à l'arrêt des installations en cas de déception. Une porte-parole d'Esso a évoqué un "impact très limité à la raffinerie de Fos avec uniquement les expéditions bloquées et pas de mouvement interne à Gravenchon".

"Pas une goutte de carburant ne sort de la raffinerie"

La raffinerie Total de Donges (Loire-Atlantique), qui fonctionnait normalement lundi, est repassée en grève reconductible de 24 heures pour demander le retrait du projet de réforme des retraites par points du gouvernement. "Les expéditions de produits par pipelines, bateaux, trains, camions sont coupées. Aucune goutte de carburant ne sort de la raffinerie. Les travaux ne sont plus effectués, sauf ceux liés à la sécurité des installations. Le personnel d'exploitation se prononcera à nouveau demain sur les suites à donner au mouvement", précise la CGT. 

Dans le Var, une soixantaine de personnes ont tenté de bloquer le dépôt pétrolier de Puget-sur-Argens vers 23 heures lundi mais l'opération a été déjouée par les gendarmes. La CGT appelle aussi les salariés d'EDF à se mobiliser "au moins au même niveau que le 5 décembre", où selon le syndicat plus de la moitié du personnel avait fait grève (41,6% de l'effectif total selon la direction). Selon Laurent Heredia, secrétaire fédéral de la CGT Energie, une dizaine de sites de production d'électricité ont enclenché la grève cette nuit avec des baisses de charge de 6.000 mégawatts sur le réseau.

Europe 1
Par Europe 1 avec AFP