Meurtre du chef de la police à Rodez : le suspect avait été interpellé 42 fois pour violences

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Le suspect a "confirmé que c'était le retrait de son chien, la semaine précédente par la police municipale, qui aurait motivé son acte". © José A. Torres / AFP
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L'homme qui a avoué avoir tué le chef de la police de Rodez, jeudi, était bien connu des services de police, notamment pour des faits de violence envers son chien, rapporte France 3 vendredi.

Le meurtrier présumé du directeur général adjoint de la mairie de Rodez, poignardé jeudi en plein centre ville, avait déjà été interpellé à 42 reprises, notamment pour des violences envers son chien, rapporte France 3 vendredi. L'homme, un Belge de 39, a par ailleurs reconnu avoir tué Pascal Filoe par "rancœur après la disparition de son chien", a déclaré le parquet à l'AFP.

Un meurtre motivé par le retrait de son chien. "Le suspect a porté plusieurs coups avec un couteau qu'il s'était procuré quelques jours auparavant", a affirmé Cherif Chabbi, vice-procureur du parquet de Rodez. Par ailleurs, le suspect a "confirmé que c'était le retrait de son chien, la semaine précédente par la police municipale, qui aurait motivé son acte" a-t-il ajouté. "Comme il avait des antécédents (judiciaires), on ne pouvait pas lui délivrer une autorisation pour avoir cette catégorie de chien", a indiqué à l'AFP Christian Teyssèdre, maire de Rodez.

Menaces de morts envers le maire. Le meurtrier présumé avait en effet été interpellé 42 fois pour des faits de violence. Il avait menacé à plusieurs reprises le maire de Rodez et également proféré des menaces de mort à l'encontre de fonctionnaires de la ville. En avril, "il était venu casser la porte en verre de l'entrée de l'hôtel de ville. Et depuis, il n'a cessé de nous menacer physiquement. Les menaces étaient régulières", a précisé le maire, qualifiant le suspect de "quelqu'un de particulier".

Autopsie en cours. Jeudi, Pascal Filoe, "père de trois enfants" âgé d'une quarantaine d'années et directeur général adjoint de la ville de Rodez, en charge notamment de la police municipale, avait été poignardé en plein centre ville, vers 10h30. L'agresseur présumé avait été interpellé peu après les faits à proximité de l'Hôtel de ville. L'autopsie en cours à l'institut médico-légale de Montpellier déterminera combien de coups de couteau ont été portés à la victime qui a été frappée "aux bras, à l'abdomen et au bas-ventre". Le suspect "devrait être déféré au parquet de Montpellier" samedi et une "information judiciaire pour assassinat devrait être ouverte et confiée au pôle de l'instruction de Montpellier", selon le vice-procureur.