Marseille : les transports en commun fortement perturbés par une grève contre un licenciement

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bus, marseille crédit : BORIS HORVAT / AFP - 1280
Le trafic des transports en commun est très perturbé à Marseille vendredi (image d'illustration) © BORIS HORVAT / AFP
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Les grévistes soutiennent un conducteur de bus qui avait renversé deux piétons à l'été 2017 et dont le licenciement est jugé abusif.

Le trafic des transports en commun marseillais était très perturbé vendredi, en raison d'un appel à la grève lancé par l'intersyndicale de la RTM (Régie des Transports marseillais) pour protester contre le licenciement jugé abusif d'un conducteur.

Un trafic perturbé. Vendredi matin, seule une ligne de métro sur deux fonctionnait et les trois lignes de tramways étaient paralysées. Du côté des bus, seules une poignée de lignes fonctionnaient normalement, la plupart connaissant un service réduit à 50%, d'autres étant totalement arrêtées. "C'est une grève de solidarité", a expliqué Bernard Gargiolo, secrétaire général CGT à la RTM, "pour un conducteur qui a été licencié après 18 ans d'ancienneté dans la maison".

Une "grave faute professionnelle". Le conducteur de tramway a fait l'objet d'une enquête puis d'un conseil de discipline après un accident lors duquel il avait percuté violemment deux touristes à l'été 2017. "C'est une faute professionnelle grave", a réagi Pierre Durand, directeur général adjoint de la RTM.

"Il a percuté les piétons à 40 km/h alors qu'il était à quelques mètres d'une phase de circulation où il devait rouler à 15 km/h", a-t-il détaillé. "Les piétons traversaient inopinément, il n'a pas pu stopper la rame à temps", a assuré de son côté Bernard Gargiolo.

Une décision jugée injuste. Les syndicats reprochent surtout à la direction d'avoir licencié ce père de famille de 38 ans alors que lors du conseil de discipline cinq des six votants s'étaient exprimé contre ce licenciement, a-t-il ajouté. Pour la direction, le conseil de discipline n'émet qu'un avis, pris en compte dans la décision finale mais pas toujours déterminant. "Ce salarié était un récidiviste des fautes de conduite, un jour il avait ouvert les portes côté voie au lieu de côté quai, et des gens étaient sortis alors qu'un tramway arrivait en face...", a affirmé Pierre Durand.