Pourquoi l'Union européenne veut réduire les émissions de CO2 de 55%

  • A
  • A
La Commission européenne veut renforcer un peu plus sa politique concernant les émissions de CO2 dans le secteur automobile.
La Commission européenne veut renforcer un peu plus sa politique concernant les émissions de CO2 dans le secteur automobile. © AFP
Partagez sur :
La Commission européenne veut renforcer un peu plus sa politique concernant les émissions de CO2 dans le secteur automobile, avec un objectif de réduction finalement fixé à 55 % d'ici 2030 qui devrait être annoncé mercredi à Bruxelles.

À Bruxelles, mardi, c’était le 15 septembre le plus chaud de l’histoire selon les météorologues. Sûrement une motivation de plus pour la Commission européenne, qui veut mieux lutter contre le changement climatique. Elle devrait proposer ce mercredi de réduire d’au moins 55% nos émissions de CO2 d’ici 2030.

Jusqu’à ici, les Européens avaient prévu de diminuer leurs émissions de 40% seulement par rapport à 1990. Mais pour respecter l’accord de Paris sur le climat et lutter contre la hausse des températures, ça ne suffira pas. Il faut faire plus, avec au minimum au moins 55%. Ce chiffre qui peut paraître abstrait aura rapidement des conséquences concrètes, explique l’eurodéputé Pascal Canfin (LREM).

"Plus aucune voiture essence ou diesel en 2035"

"Ça veut dire qu’il faut qu’autour de 2035-2040, plus aucune voiture essence ou diesel ne puisse être mise en vente et que tout soit hydrogène, électrique ou hybride", tranche l'élu. "Cela veut dire que l’on accélère le rythme de rénovation des bâtiments. Tous les investissements qui sont réalisés maintenant doivent d’ores et déjà respecter ces nouveaux objectifs", explique-t-il au micro d'Europe 1.

Pour financer tout cela, les capitales vont s’appuyer sur les centaines de milliards d'euros des plans de relance nationaux et européens. Plus de 150 grandes entreprises, dont Alstom, Total ou EDF, soutiennent la Commission européenne. Les écologistes, eux, pensent qu’il faudrait faire plus - jusqu’au moins 65%. Mais, comme toujours, il faut trouver un compromis entre les pays européens. Pour certains, comme la Pologne, la barre est déjà très haute.

Europe 1
Par Isabelle Ory, édité par BAptiste Denis