L'ouvrage de Stéphane Bern sur les rois, distribué dans des écoles primaires, fait polémique

, modifié à
  • A
  • A
Stéphane Bern estime que les plus jeunes ont besoin "d'humain" pour aborder l'Histoire
Stéphane Bern estime que les plus jeunes ont besoin "d'humain" pour aborder l'Histoire © LUDOVIC MARIN / AFP
Partagez sur :
Dans son ouvrage "Le Temps des rois", Stéphane Bern présente les destins des monarques célèbres à travers des timbres. Une vision de l'Histoire "désuète", selon une association de professeurs d'histoire-géographie. 

50.000 élèves d'écoles primaires ont reçu l'ouvrage de Stéphane Bern, Le Temps des rois (paru aux éditions du Cherche-Midi le 4 octobre) qui propose de voir l'Histoire à travers le destin des grands monarques. Une initiative qui ne récolte pas tous les suffrages, rapportait Le Parisien mercredi

"Il faut de l'humain, de la passion et des histoires", estime Bern. À travers les destins de Charlemagne, de Louis XVI ou encore de Saint-Louis, l'animateur et promoteur du Loto du patrimoine Stéphane Bern propose une approche de l'Histoire en s'appuyant sur des timbres. "Je raconte des anecdotes, des histoires autour de l’Histoire", a-t-il expliqué au Parisien.

"Aujourd'hui, tout un courant de pensée estime qu’il faut apprendre l’histoire des idées et pas celles des grands hommes. Mais avant 14 ans, comment intéresser les jeunes avec ça ? Il faut de l'humain, de la passion et des histoires", estime-t-il encore dans cet article cité dans la Revue de presse de David Abiker, jeudi matin, sur Europe 1.

Une approche historique désuète. Cet ouvrage, envoyé aux enseignants qui en ont fait la demande, a été diffusé grâce au soutien financier de l'Association pour le développement de la philatélie. Une approche qui ne fait pas l'unanimité auprès des professeurs. Secrétaire générale de l’association des professeurs d'Histoire et de géographie (APHG), Christine Guimonnet rappelle auprès du Parisien que "l'Histoire de France, ça n'est pas juste les rois." Selon elle, cette approche sans mise en contexte est "désuète". "On peut parler du passé, mais pas de manière figée et idéalisée", estime-t-elle.