Les préjugés sur les religions présents dès le lycée

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Samuel Grzybowski, fondateur de l'association Coexister, explique sur Europe 1 que les préjugés sur les religions existent, certes en faibles pourcentages, mais de façon systématique, dans les classes de lycées.
LA FRANCE BOUGE

Alors que les actes antisémites se multiplient actuellement en France, les autres religions sont également victimes de préjugés. Et ce, dès le lycée, comme l'explique Samuel Grzybowski, fondateur de l'association Coexister, mouvement "interconvictionnel" de jeunes. Invité de Raphaëlle Duchemin sur Europe 1 mercredi, Samuel Grzybowski a confié que son association se rend dans 500 lycées chaque année afin de sensibiliser les élèves sur la question.

Une minute pour donner trois mots sur chaque religion. "On a inventé un petit jeu là-dessus, que l'on fait en classe", raconte-t-il. Le principe est simple : "On donne aux élèves une minute pour donner les trois mots qui leur viennent à l’esprit quand on dit judaïsme, christianisme, islam, athéisme." Cette expérience est réalisée avec 25.000 élèves chaque année, et permet donc à l'association de réaliser des enquêtes qu'elle publie ensuite. "On considère que ces mots, comme il n’y a qu’une minute pour réfléchir, sont des préjugés."

>> De 13h à 14h, La France bouge avec Raphaëlle Duchemin sur Europe 1. Retrouvez le replay de l’émission ici

Il relate que "dans 3% des cas, riche et argent sont les premiers mots qui viennent pour le judaïsme", mais "il y a aussi beaucoup de cas où les mots sont plus corrects avec Torah, Moïse, etc". Mais, "au-delà du pourcentage, ce qui est systématique, dans toutes les classes, c’est que vous avez la notion de violence ou d’incompatibilité avec la France qui ressort pour l’islam, la notion de richesse, d’argent, de radin pour les juifs, la notion de pédophilie ou de criminalité pour le christianisme et la notion de néant, d’absence de valeur pour l’athéisme".

Des préjugés en faibles pourcentages, mais systématiquement présents. Ces préjugés-là sont présents en très faibles pourcentages, mais c'est "un systématisme" : "Toutes les classes ont, quelque part, un élève qui le pense." L'objectif de Samuel Grzybowski et de son association Coexister est justement de lutter contre ces idées préconçues concernant les religions.