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avec AFP // Crédit photo : Guillaume Dominguez/Europe 1 , modifié à
La direction de Sciences Po Paris a annoncé vendredi soir un accord avec ses étudiants mobilisés pour la cause palestinienne, par lequel elle s'engage à organiser un débat interne et à suspendre des procédures disciplinaires lancées contre des manifestants. Les étudiants ont évacué les lieux dans le calme. 

La direction de Sciences Po Paris a annoncé vendredi soir un accord avec ses étudiants mobilisés pour la cause palestinienne, par lequel elle s'engage à organiser un débat interne et à suspendre des procédures disciplinaires lancées contre des manifestants.

"Compte tenu de ces décisions, les étudiants se sont engagés à ne plus perturber les cours, les examens ainsi que toutes les activités de l'institution", écrit Jean Bassères, administrateur provisoire de l'institution, dans un message transmis aux étudiants et professeurs à l'issue d'une journée de tensions devant le prestigieux établissement, sous la surveillance étroite des forces de l'ordre. 

Les étudiants ont évacué les lieux dans le calme 

Ce message a été accueilli avec satisfaction par les dizaines de manifestants encore rassemblés à 21H30 devant l'établissement - des étudiants, militants ou sympathisants du comité Palestine de Sciences Po mobilisés depuis quelques jours dans et en dehors des locaux historiques de l'école, au cœur du huppé VIIe arrondissement - a constaté une journaliste de l'AFP. Cinq députés LFI étaient présents à leurs côtés, écharpe tricolore bien visible, en "soutien" selon l'un d'entre eux, Thomas Portes.

Après la diffusion du message de la direction, ils ont évacué les lieux dans le calme, au compte-gouttes. Plus de 200 manifestants étaient déjà partis plus tôt, après des sommations de la part des forces de l'ordre. Au terme d'une journée de discussions avec des représentants du comité Palestine, la direction a annoncé s'engager à organiser d'ici à jeudi prochain un débat interne, "ouvert à toutes les communautés de Sciences Po".

"Toutes les questions pourront être posées", assure-t-elle, et notamment celles liées aux revendications des manifestants, comme la question des "partenariats de l'école avec les universités et organisations soutenant l'État d'Israël". La direction annonce également "la suspension des saisines de la section disciplinaire engagées depuis le 17 avril".