Jeux vidéo: le patron français de Riot Games accusé de harcèlement sexuel

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League of Legends a été édité par Riot Games, dont le patron est accusé de harcèlement.
League of Legends a été édité par Riot Games, dont le patron est accusé de harcèlement. © GETTY IMAGES / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES VIA AFP
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Riot Games, l'éditeur et développeur américain de jeux vidéo à l'origine de League of Legends, et son patron français, Nicolo Laurent, sont poursuivis en justice par une ex-employée, qui accuse le dirigeant de harcèlement sexuel et de propos sexistes. L'ancienne assistante de Nicolo Laurent décrit également une ambiance de travail toxique et malsaine pour les femmes de l'entreprise.

L'éditeur et développeur américain de jeux vidéo Riot Games, notamment à l'origine du célèbre League of Legends, et son patron français, Nicolo Laurent, sont poursuivis en justice par une ex-employée, qui accuse le dirigeant de harcèlement sexuel et de propos sexistes. La plainte a été déposée début janvier devant un tribunal de Los Angeles par Sharon O'Donnell, une ancienne assistante de Nicolo Laurent renvoyée en juillet 2020. 

Des demandes de faveurs sexuelles

Sharon O'Donell y affirme que Nicolo Laurent lui aurait fait des demandes de faveurs sexuelles en lui proposant notamment de venir chez lui quand sa famille était absente et estime que son licenciement est directement lié à son refus d'accepter ces avances. L'ancienne employée raconte également que Nicolo Laurent aurait dit aux femmes travaillant pour Riot Games que le meilleur "moyen de gérer le stress lié à la pandémie est de faire des enfants."

Une ambiance de travail "toxique et malsaine"

Elle décrit une ambiance de travail toxique et malsaine pour les femmes de l'entreprise. "Les salariées subissent de la discrimination, du harcèlement et sont traitées comme des citoyennes de seconde classe", décrit Sharon O'Donnell.

Dans un communiqué, Riot Games a contesté les conditions du licenciement de Sharon O'Donnell, assurant avoir mis terme à son contrat après "des dizaines de plaintes de la parts d'employés et de partenaires extérieurs et après de multiples séances d'accompagnement pour essayer de tenir compte de ses préoccupations." L'entreprise assure néanmoins prendre au sérieux toute accusation de harcèlement ou de discrimination.

Riot Games, déjà épinglé pour sexisme

En 2018, le site spécialisé Kotaku avait publié une longue enquête sur le sexisme au sein de la société californienne, décrivant une culture d'entreprise faisant la part belle à l'entre-soi masculin et refusant fréquemment des promotions aux femmes employées. Cette enquête avait donné lieu à un recours collectif contre Riot Games, qui avait payé 10 millions de dollars en 2019 pour mettre un terme aux poursuites.