Pass sanitaire 1:32
  • Copié
Maximilien Carlier, édité par Rémi Duchemin , modifié à
Le pass sanitaire est désormais officiellement obligatoire en France, dans les lieux de culture, de loisirs, mais aussi dans les restaurants. Europe 1 s'est rendue dans le centre-ville de Lille, où les restaurateurs respectent la consigne même s’ils déplorent des salles vides. Et ils ont parfois été contraints de refouler des clients.
REPORTAGE

À partir de lundi, le fameux pass sanitaire est en vigueur pour rentrer dans la plupart des lieux recevant du public. En première ligne se trouvent les restaurateurs, qui sont tenus de demander à leurs clients la preuve d’une double vaccination ou d’un test négatif datant de moins de 72 heures. Exemple place Rihour, en plein centre de Lille, où depuis le matin sont placardées devant chaque restaurant des affiches indiquant "Pass sanitaire obligatoire". Avec, juste à côté, des poteaux pour marquer les files d’attentes.

Éric vient de Nîmes. Ce touriste observe attentivement la carte d’un établissement, smartphone en main, prêt à dégainer son QR Code. "On a notre application TousAntiCovid avec le pass sanitaire. Faut bien le faire, pour s’en sortir. De toute façon, on est obligé", témoigne ce client, contraint donc de présenter son pass pour déguster des moules marnières.

Place Rihour, il n’y a pas foule en ce lundi midi. La faute peut-être à la pluie ou aux vacances, mais pas seulement, selon certains employés. "Nous n’avons personne dans l’établissement, alors que d’habitude, nous avons 5-10 personnes qui sont présentes. Je pense que ça joue", estime Rodolphe, salarié de La Chicorée. "C’est encore les restaurateurs qui en prennent plein la figure."

Dans le coeur de la capitale des Flandres, on sent poindre de la colère ou de la résignation. Surtout qu’il y a eu les premiers clients recalés, comme à L’Abbaye, établissement situé juste à côté. "Là, je suis déjà à 6-8 personnes que j’ai refusées depuis 8 heures du matin", témoigne son gérant. "On verra sur la journée comment ça va se passer mais ça va être un peu du loto." Dans l'ensemble, les restaurateurs affirment qu’ils feront le bilan à la fin de la journée. En attendant, des policiers municipaux tournent dans le secteur. Non pas pour contrôler mais davantage par prévention.