Incendie Lubrizol à Rouen : le préfet reconnaît un système d'alerte "daté"

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Le préfet de Seine-Maritime, Pierre-André Durand, a reconnu lundi que le système d'alerte qui a été utilisé reposait des "outils datés".
Le préfet de Seine-Maritime, Pierre-André Durand, a reconnu lundi que le système d'alerte qui a été utilisé reposait des "outils datés". © AFP
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Les outils utilisés pour donner l'alerte après l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen doivent évoluer selon le préfet de Seine-Maritime.

Le préfet de Seine-Maritime, Pierre-André Durand, a reconnu lundi que le système par lequel l'alerte a été donnée à Rouen après le gigantesque incendie de l'usine Lubrizol, classée Seveso, s'appuie sur des "outils datés qui devront évoluer".

"Fallait-il déclencher uniquement les sirènes à proximité du site ?"

Le préfet est revenu sur sa décision de déclencher l'alerte le jeudi 26 septembre au matin à Rouen. "Fallait-il déclencher les 31 sirènes sur toute l'agglomération de Rouen à 4 heures du matin, alors que nous avions la totalité de la population rouennaise confinée, ou attendre aux alentours de 7h45 au moment où les gens vont travailler ? Ou déclencher uniquement les sirènes à proximité du site ? C'est ce choix que j'ai fait, après en avoir débattu en état-major", a-t-il expliqué.

"Il faut que nous arrivions maintenant (…) à toucher l'usager chez lui", a souligné le préfet, en rappelant qu'une directive européenne applicable pour 2022 et "sur laquelle le ministère de l'Intérieur commence à travailler va nous imposer un système de diffusion par les pylônes téléphoniques d'envoi de messages personnalisés sur tous les téléphones portables".