minute de silence 1:48
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Louise Sallé / Crédits photo : Christophe ARCHAMBAULT / AFP , modifié à
Les établissements de France ont rendu hommage ce lundi à Samuel Paty et à Dominique Bernard, deux enseignants tués lors d'attaques terroristes. Un moment solennelle, chargé d'édition pour les professeurs, mais aussi pour les élèves, malgré quelques perturbateurs. 

C'est un long silence qui s'est installé pendant une minute dans les établissements scolaires ce lundi. Partout dans le pays, élèves et enseignants ont observé une minute de silence en hommage à Dominique Bernard, professeur tué par un ancien élève radicalisé à Arras vendredi, mais aussi à Samuel Paty, assassiné trois ans jour pour jour par un terroriste. 

Perturbateurs

Dans le collège Jean Moulin à Paris, dans le 14e arrondissement, la minute de silence était organisée après la sonnerie de 14 heures. Quelques collégiens sont debout dans la cour, la plupart de leurs camarades se recueillent dans leur classe dignement, même si certains ont du mal à garder leur calme. "Ça m'a fait mal que certains rigolent. Ils ne savent pas ce que ça fait de se sacrifier pour un élève", juge au micro d'Europe 1, Sarah, élève en classe de 5e.

"Peut-être qu'un professeur aurait protégé cet élève qui a rigolé et il faut faire ça pour mon camarade se rende compte à quel point, c'était important ce que Dominique Bernard a fait", poursuit-elle.

Des élèves en "manque d'informations"

Dans sa classe, Claire, enseignante de français, a tenu à redonner des clés de compréhension à ses élèves. "Je les ai trouvés en manque d'informations. Donc, je suis revenue un peu en arrière pour expliquer ce qu'il s'était passé, ce que l'on savait. Il y a aussi beaucoup d'inquiétude. Ils se demandaient s'il fallait se mettre sous les tables, ou si les fenêtres étaient accessibles depuis l'extérieur, est-ce que ça veut dire que l'on est en danger", ajoute l'enseignante. 

Encore sous le choc, certains de ses collègues sèchent leurs larmes en passant dans le hall. Ici, deux portraits, celui de Samuel Paty et de Dominique Bernard, viennent d’y être affichés. Une gerbe de fleurs déposée à leurs pieds.