"Gilets jaunes" : les élus locaux reçus à Matignon réclament un "geste" de l'exécutif

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Le président de la région Grand Est Jean Rottner (LR) a demandé un moratoire sur la taxation des carburants.
Le président de la région Grand Est Jean Rottner (LR) a demandé un moratoire sur la taxation des carburants. © JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP
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La quasi-totalité des élus locaux reçus par Édouard Philippe jeudi ont réclamé un nouveau "geste" face à la mobilisation des "gilets jaunes".

La quasi-totalité des élus locaux reçus par Édouard Philippe jeudi ont réclamé un nouveau "geste" face à la mobilisation des "gilets jaunes", afin que la concertation annoncée par Emmanuel Macron puisse avoir lieu de façon "apaisée".

À leur sortie de Matignon, ces représentants des collectivités territoriales et des élus locaux ont pour certains réclamé un moratoire sur la hausse de la taxe carbone prévue au 1er janvier. D'autres ont laissé le gouvernement décider de la nature de ce geste mais réclamé qu'il intervienne "avant Noël" ou avant le début des débats locaux qu'essaie de mettre en place le Premier ministre. 

Un moratoire sur la taxation des carburants ? Ces représentants venaient pour leur quasi-totalité de partis d'opposition - LR, PS, PCF... - ainsi que de l'UDI. Représentant des régions de France, le président LR du Grand Est Jean Rottner a plaidé pour "une forme de moratoire sur toute taxe supplémentaire" sur les carburants au 1er janvier, afin de permettre "une concertation apaisée". "Il y a une urgence à répondre afin d'avoir un débat serein et pas aigri, parce qu'on n'a pas répondu à des urgences qui sont la fin du mois, voire pour certains le 20 du mois", a pour sa part jugé le maire PCF de Grigny, Philippe Rio.

"La balle est dans le camp du gouvernement". "Si on veut que le débat se fasse, dans de bonnes conditions, il faut commencer par faire un geste. La balle est dans le camp du gouvernement", a également affirmé le député PS Christophe Bouillon. "Pour que les débats soient les plus sereins possibles, cela suppose de faire quelques gestes, notamment sur les questions fiscales", a suggéré Philippe Laurent, secrétaire général UDI de l'Association des maires de France (AMF).

Les élus locaux se sont dits prêts à accueillir la concertation locale voulue par Emmanuel Macron, qui doit durer trois mois et associer les "gilets jaunes". L'AMF a suggéré qu'elle se déroule à partir de janvier. Les consultations menées par Édouard Philippe pour l'organisation de la concertation se poursuivent jeudi et vendredi avec les membres du Conseil national de la Transition écologie. Une délégation de "gilets jaunes" doit être reçue vendredi après-midi par Edouard Philippe.