Faut-il interdire les animaux dans les cirques ?

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© AFP
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André-Joseph Bouglione, directeur du cirque Joseph Bouglione depuis 1990, et Frédéric Edelstein, directeur du Cirque Pinder, débattent de la question dans Europe matin.
LE DÉBAT

Dans le monde, 27 pays, dont l'Autriche, la Belgique, l'Inde ou encore le Pérou, ont totalement interdit les cirques avec animaux. Leur présence, dans certains numéros, pose en effet problème à des associations de protection de la cause animale, au point qu'une question s'est invitée dans le débat public français : faut-il interdire les animaux dans les cirques ? André-Joseph Bouglione, directeur du cirque Joseph Bouglione depuis 1990 et qui prépare un nouveau spectacle sans animaux, débat de la question dans Europe matin, avec Frédéric Edelstein, directeur du Cirque Pinder et dompteur de fauves.

"Il faut être responsable". Pour André-Joseph Bouglione, cette transformation vers un cirque 100% humain est nécessaire. "À l'époque, lorsque mes ancêtres ont eu des animaux à l'état sauvage, ils étaient des millions. Aujourd'hui, ils sont quelques centaines pour le mieux, des espèces sont en voie d'extinction : il faut être responsable", estime le directeur du cirque Bouglione.

"Les animaux ont toujours eu une vie fantastique au cirque". Frédéric Edelstein ne partage pas du tout ce point de vue. Pour lui, "un cirque est automatiquement obligé d'avoir des animaux". Au micro d'Europe 1, le directeur du cirque Pinder reproche à André-Joseph Bouglione de faire "du tort à toute la famille du cirque, à toute la profession". "Les animaux ont toujours eu une vie fantastique au cirque, ils ont toujours été très heureux", explique Frédéric Edelstein.

De son côté, André-Joseph Bouglione ne doute pas de la sincérité de l'amour de certains directeurs de cirque pour leur animaux. "Le problème n'est plus celui de la maltraitance, c'est un problème de perception du public. L'opinion publique réclame l'interdiction, les sondages sont clairs : 67% des français la souhaitent", affirme André-Joseph Bouglione. Pour le moment, l'Etat n'a pas encore légiféré sur cette question.