Euro Disney accusé de discrimination à l'embauche : la partie civile déboutée en appel

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En première instance, le tribunal correctionnel de Meaux (Seine-et-Marne) avait relaxé Euro Disney. © BERTRAND GUAY / AFP
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Une association qui accuse Euro Disney d'avoir voulu discriminer à l'embauche les non-Européens a été déboutée vendredi par la cour d'appel de Paris.

L'association La Maison des potes, qui accuse Euro Disney d'avoir voulu discriminer les non-Européens dans des offres d'emploi pour son parc d'attraction, a été déboutée vendredi par la cour d'appel de Paris. La cour a jugé la constitution de partie civile de La Maison des potes "irrecevable", pour une question de justification de statut par l'association. Samuel Thomas, président de La Maison des potes, a expliqué qu'il allait se pourvoir en cassation. SOS Racisme qui avait déposé plainte en 2007 s'était pour sa part désisté de l'appel. 

L'annonce exigeait d'être de "nationalité européenne". En première instance, le tribunal correctionnel de Meaux (Seine-et-Marne) avait relaxé Euro Disney, jugeant que le rédacteur de l'annonce discriminante, salarié du plus grand parc d'attraction d'Europe, n'avait pas agi comme "représentant" d'Euro Disney. La cour d'appel a infirmé le jugement, mais ne s'est pas prononcé sur le fond de l'affaire. Publiée à trois reprises en 2006 dans le journal gratuit "20 Minutes", l'annonce exigeait des candidats à une parade du parc d'être "de nationalité européenne", un critère illégal. A l'audience en 2016, Euro Disney s'était défendu en invoquant l'"erreur humaine" et une formulation "maladroite et incomplète".